Cette réunion a permis de passer en revue les positions exprimées lors du débat général de l’Assemblée générale, « affirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux principes du droit international et aux résolutions pertinentes de l’ONU », précise la même source.
Chose inhabituelle, l’agence de presse des séparatistes n’a pas couvert cette rencontre, la SPS se limitant à produire une photo des deux hommes, comme il l’a fait pour immortaliser les réunions de M.Y. Beissat avec les ministres des Affaires étrangères du Venezuela et du Zimbabwe.
Abdelmadjid Tebboune, président algérien, s’est bien gardé vendredi, lors de son show face à la presse locale, de faire référence au soutien apporté de tout temps par son pays au Polisario.
A signaler aussi qu’A. Attaf, a rencontré, samedi à New York en marge de la 80e session de l’Assemblée générale de l’ONU, Sergueï Lavrov, son homologue russe. La question du Sahara occidental était au menu des entretiens entre les deux parties, a indiqué la diplomatie algérienne. Moscou a également souligné que S. Lavrov et A. Attaf ont discuté du dossier du Sahara. « Un échange de vues a eu lieu sur les questions d’actualité mondiales et régionales, en particulier la situation au Moyen-Orient et dans la région du Sahara-Sahel. L’accent a été mis sur l’engagement de poursuivre une coordination étroite en matière de politique étrangère », précise un communiqué de la diplomatie russe.
Cette réunion intervient au lendemain des entrevues que le ministre algérien des Affaires étrangères a eues, au siège des Nations unies, avec Christopher Landau, secrétaire d’État adjoint, et Massad Boulos, conseiller spécial du président Donald Trump pour l’Afrique. Les deux responsables américains ont réitéré à A. Attaf la détermination de l’administration Trump à opérationnaliser son soutien à la marocanité du Sahara et au plan d’autonomie pour le Sahara occidental par des mesures concrètes, lors de la prochaine échéance d’octobre au Conseil de sécurité, consacrée à l’examen de la question.
Face à son échec de convaincre les Américains de modifier leurs plans, Alger mise désormais sur Moscou et souhaite que la Russie s’oppose, par un véto, à la prochaine résolution qui sera rédigée par les Etats-Unis. Un texte qui devrait marquer un tournant dans l’histoire de ce conflit, avec une probable révision du mandat de la MINURSO dans la province marocaine.
Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, a également rencontré le 24 septembre à New York, S. Lavrov. Rabat courtise également le vote de Moscou et nourrit l’espoir d’une abstention de la Russie au Conseil de sécurité.
Soutien au plan d’autonomie
Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, a souligné, vendredi à New York, que la participation marocaine à la semaine de haut niveau de la 80è session de l’Assemblée générale de l’ONU a permis de renforcer davantage la dynamique internationale impulsée par le roi Mohammed VI en soutien au plan d’autonomie et à la souveraineté du Maroc sur son Sahara.
« Au cours des dernières années, Sa Majesté le Roi a enclenché une dynamique de soutien à l’initiative d’autonomie, dans le cadre de la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du Royaume, comme seule base pour résoudre le différend régional autour du Sahara marocain », a indiqué N. Bourita, dans une déclaration à la presse.
Cet élan de soutien sans équivoque a été davantage renforcé par les rencontres bilatérales qui ont eu lieu en marge de cette Assemblée générale, a-t-il dit, en rappelant les positions de grandes puissances et de pays influents en faveur de la souveraineté nationale du royaume et du plan marocain d’autonomie. Il a, dans ce cadre, évoqué la position américaine « qui encourage les investissements sur tout le territoire marocain, y compris les provinces du Sud », soulignant que cette position représente « un tournant que l’on pourrait qualifier de reconnaissance économique de la souveraineté marocaine sur les provinces du Sud ».
Il a également rappelé que le souverain a toujours affirmé que le Maroc ne pouvait s’engager dans des partenariats à même de porter atteinte à son intégrité territoriale. « Il s’agit d’une nouvelle indication, après celles données par le Royaume-Uni, la France et d’autres pays, qui considèrent désormais que les provinces du Sud représentent une opportunité de développement, une porte d’accès au continent africain et pour développer et renforcer leur partenariat avec le Royaume du Maroc », a conclu le ministre.
