V. Poutine a reçu à Moscou le Premier ministre irakien. S’ils ont parlé du commerce bilatéral et des relations énergétiques au sein de l’Opep+, les deux dirigeants ont surtout évoqué les récents événements en Israël et en Palestine.
Selon le maitre du Kremlin, Washington « a voulu monopoliser l’actualité politique et malheureusement [les Etats-Unis] ont refusé de chercher un compromis qui puisse satisfaire les deux parties ». « Les intérêts du peuple palestinien n’ont pas été respectés », a-t-il ajouté, insistant sur la « nécessité de mettre en œuvre les décisions du conseil de l’ONU et l’établissement d’un Etat palestinien indépendant ». Le président russe a également fait part de sa préoccupation sur « les dommages pour les populations civiles », appelant « toutes les parties à négocier ».
M. Chia al-Soudani a pointé du doigt la responsabilité israélienne. « Israël a continué à violer les droits des Palestiniens », a-t-il déclaré, tout en critiquant « le silence » de la communauté internationale.
Depuis le 7 octobre et l’offensive du Hamas en territoire israélien, l’aviation de Tsahal pilonne l’enclave gazaouie et risque d’entreprendre une opération terrestre. Dans un communiqué commun, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la France ont condamné « le terrorisme » de la milice islamiste tout en soutenant le droit d’Israël à se défendre. Une position qui dénote avec celle du monde arabe. Hormis les Emirats arabes unis, la majorité des pays de la région ont soit soutenu l’organisation de Gaza soit appelé à la désescalade.
