#Libération_Palestine

Logo Perspectives med

Washington cautionne, à l’ONU, la barbarie israélienne : A.Guterres ciblé par Tel-AViv

Les États-Unis ne soutiennent « pas les appels à un cessez-le-feu immédiat » à Gaza, a insisté vendredi Robert Wood, ambassadeur américain adjoint à l'ONU devant le Conseil de sécurité. « Bien que les États-Unis soutiennent une paix durable, où les Israéliens et les Palestiniens peuvent vivre en paix et dans la sécurité, nous ne soutenons pas les appels à un cessez-le-feu immédiat », a-t-il déclaré, estimant que cela « planterait les graines d'une future guerre », le Hamas n'ayant « aucun désir d'une paix durable ». Tout cela sonne comme un feu vert accordé à Tel-Aviv pour perpétuer ses massacres à Gaza.
Washington cautionne, à l’ONU, la barbarie israélienne : A.Guterres ciblé par Tel-AViv

L’armée sioniste poursuit en toute impunité ses massacres contre les Palestiniens de la bande de Gaza, fauchant de plus en plus de vies. Aucune région n’est épargnée par les raids aériens et les bombardements d’artillerie, depuis le nord jusqu’au sud de l’enclave, voire jusqu’à Rafah où les déplacés sont sommés de se rendre par les avertissements israéliens.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La barre des 17.000 martyrs a été franchie. En deux jours, depuis mardi, leur chiffre est passé de 16.248 à 17.177 jeudi. Vendredi, plus de 300 autres morts se sont ajoutés à ce décompte macabre.

Mêmes les appels incessants du numéro un de l’ONU pour un cessez-le-feu humanitaire sont restés sans écho. Pour la première fois, il a tenté une nouvelle procédure, en invoquant une charte de l’ONU qui n’a pas été utilisée depuis plus de 52 ans à l’adresse du Conseil de sécurité qui devrait se réunir vendredi. Mais sa tâche ne sera pas facile. Il est devenu pour les Israéliens « un danger pour la paix mondiale ». Et les puissances occidentales du Conseil de sécurité ne manqueront pas de les soutenir.

Quoiqu’il ne fût pas le plus meurtrier, le massacre dont les images sont les plus poignantes est sans doute celui perpétré à proximité de l’hôpital indonésien au nord de Gaza. Les victimes appartenaient à la famille Abou Salah. Les corps, deux femmes et un homme, enlacés gisent sur le sol. L’on peut voir un quatrième, la cervelle éclatée, un chat assis sur son ventre. Les soldats israéliens ont ouvert le feu à bout portant sur eux alors qu’ils se trouvaient sur la place Halab proche de l’hôpital.

Les soldats israéliens ont fait de même à Beit Lahia au nord de la bande de Gaza, où leurs snipers se sont déployés sur le toit d’un bâtiment aux alentours de l’école Khalifa où sont hébergés des déplacés ayant fui leurs maisons et ont ouvert le feu sur eux. Ils ont aussi tiré sur les ambulances qui tentaient de les secourir. Les médias palestiniens ont fait état de la mort de 30 palestiniens tués dans un raid sur la maison de la famille al-Assali dans le quartier al-Daraj à l’est de la ville de Gaza. Des raids successifs ont été répertoriés dans les périphéries de la place Falastine (Palestine) dans le quartier Choujaaiya dans la ville de Gaza. Les images montrent aussi des raids à Jabalia dans une zone manifestement résidentielle.

Mais c’est la ville de Khan Younès qui compte le plus de massacres, suite à des raids israéliens qui ont visé les bâtiments résidentiels. Selon al-Jazeera, un carré résidentiel situé à l’ouest de la ville a été entièrement détruit et le chiffre des victimes n’a pas encore été déterminé, mais les images montrent des horreurs.

Selon le ministère de Santé de Gaza, les dépouilles de 350 martyrs ont été accueillies dans les hôpitaux ces 24 dernières heures et 900 blessés. Portant le bilan des martyrs depuis le 7 octobre à 17.177 et celui des blessés à 46.000. Mardi le bilan était de 16.248 morts. Le ministère a précisé lors d’un point de presse jeudi qu’il trouve des difficultés à recenser les victimes en raison du rythme incessant des martyrs et de la coupure des communications. Le ministère a indiqué que le taux d’occupation des hôpitaux de Gaza a atteint 206% et a précisé que « ceux qui sont sortis du terminal de Rafah pour être soignés à l’étranger représentent moins de 1% du nombre total des blessés de l’agression ».

Alors que 1,9 million de personnes, soit environ de 85% la population, ont été déplacées par la guerre dans la bande de Gaza selon l’ONU, la population civile est poussée à fuir vers un périmètre de plus en plus exigu à Rafah, le long de la frontière égyptienne. Même la ville de Rafah au sud de la bande de gaza, a été victime ce jeudi de plusieurs raids israéliens.

Le chef de l’ONU un danger pour la paix ?!

Pour la première fois depuis le lancement de l’offensive israélienne, le secrétaire général de l’ONU qui n’a cessé de réclamer un cessez-le-feu tente une mesure opérationnelle. Antonio Guterres a invoqué pour la première fois une procédure rare, l’article 99 de la Charte des Nations unies, qui lui permet d’ « attirer l’attention » du Conseil de sécurité sur un dossier qui « pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationale ». Le Conseil de sécurité doit se réunir vendredi pour examiner cet appel. « Avec les bombardements constants des forces armées israéliennes, et en l’absence d’abris ou du minimum pour survivre, je m’attends à un effondrement total de l’ordre public bientôt en raison des conditions désespérées », a mis en garde A. Guterres, réclamant de nouveau un cessez-le-feu humanitaire.

L’entité sioniste par la voix du ministre israélien des Affaires étrangères a réagi estimant que le mandat d’A. Guterres est un « danger pour la paix mondiale ». « Sa demande d’activation de l’article 99 (de la Charte de l’ONU) et l’appel à un cessez-le-feu à Gaza constituent un soutien à l’organisation terroriste Hamas », a fustigé Eli Cohen sur la plateforme X (anciennement Twitter).

A. Guterres avait été la cible de graves attaques, à plusieurs reprises, de la part des officiels israéliens, suite à ses déclarations concernant la guerre contre Gaza, et en particulier de la part de l’ambassadeur de Tel Aviv à l’ONU, Gilad Erdan. Il l’a qualifié de personne ayant « perdu son sens moral », après ses propos dans lesquelles il a déclaré que Gaza était devenue un « cimetière » pour les enfants.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Chronique

Recommandé pour vous