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Armes biologiques US : Washington reconnait la présence de laboratoires secrets dans 30 pays

by Perspectives Med
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Armes biologiques US : Washington reconnait la présence de laboratoires secrets dans 30 pays

Tulsi Gabbard, ancienne directrice du renseignement national américain, a révélé de nouvelles données prouvant que le gouvernement de Washington a financé plus de 120 laboratoires biologiques dans plus de 30 pays, y compris des installations en Ukraine, soulignant qu’ils pourraient être vulnérables aux dangers ou aux infiltrations en raison de la guerre contre la Russie. Elle a déclaré que ces laboratoires mènent des recherches sur des agents pathogènes dangereux et hautement infectieux, expliquant que certaines activités comprennent des recherches dangereuses connues sous le nom de « fonctions acquises », dans ce qu’elle a décrit comme « une absence quasi totale de transparence ou de contrôle ». Elle a ajouté que les services de renseignement avaient déjà averti qu’un laboratoire biologique financé par les États-Unis en Ukraine contenait probablement des agents pathogènes dangereux et restait vulnérable à des dommages potentiels.

T. Gabbard a accusé des personnalités influentes à Washington d’avoir dissimulé des preuves relatives à l’existence, à l’histoire, à l’emplacement et aux mécanismes de financement de ces laboratoires, de cacher tout cela au peuple américain, de prétendre faussement qu’ils n’existent pas et de lancer des accusations de trahison et de collaboration avec des entités étrangères contre quiconque affirme le contraire. Elle a noté que l’actuel président américain avait approuvé, le 25 mai 2025, une décision présidentielle visant à mettre fin au financement fédéral de la recherche sur « fonctions acquises » dans le monde entier.

La recherche sur les « fonctions acquises » est un type de recherche biologique dans lequel les scientifiques modifient des micro-organismes tels que des virus ou des bactéries pour leur conférer de nouvelles propriétés ou améliorer des propriétés existantes. Cette recherche est controversée en raison des inquiétudes liées aux risques d’accidents de laboratoire ou à la mauvaise utilisation des résultats.

A rappeler que T. Gabbard a annoncé sa démission prochaine de son poste de directrice du renseignement national afin de soutenir son mari dans son combat contre « une forme extrêmement rare de cancer des os », comme l’a révélé Fox News Digital le mois dernier.

L’Ukraine apparaît comme le principal cas détaillé dans les documents publiés. Environ 40 laboratoires soutenus par Washington y sont mentionnés. Les services américains avaient déjà averti qu’au moins un laboratoire financé par les États-Unis en Ukraine pouvait contenir des agents pathogènes très dangereux. La présence de tels sites en Ukraine, près des frontières russes, renforce les préoccupations de Moscou sur les risques sécuritaires liés à ces programmes.

Les documents évoquent aussi la construction et l’équipement d’au moins quatre laboratoires grâce à des financements américains de plusieurs millions de dollars. Ils mentionnent des coopérations avec différentes structures scientifiques et sanitaires américaines, ainsi que des travaux liés à l’anthrax, à la grippe aviaire, à Ebola, à la peste ou encore à la tuberculose. Ils font également référence à des recherches de « gain de fonction », pratique controversée qui consiste à modifier des pathogènes afin d’étudier leur virulence ou leur transmissibilité. Plusieurs éléments soulignent que ces travaux auraient été conduits avec un niveau de contrôle présenté comme limité, voire insuffisant.

En Russie, cette publication a été accueillie comme une confirmation des mises en garde formulées depuis plusieurs années. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a estimé que ces éléments rejoignaient ce que Moscou et le ministère russe de la Défense affirmaient depuis longtemps sur les activités biologiques américaines hors du territoire des États-Unis. La Russie soutient depuis des années que les programmes biologiques financés par Washington près de ses frontières posent des questions de sécurité et de transparence. Le ministère russe de la Défense a publié à plusieurs reprises des rapports sur les activités biologiques américaines en Ukraine et dans d’autres pays de l’espace post-soviétique. Cette position avait encore été rappelée fin mai par Sergueï Choïgou lors d’un forum international sur la sécurité.

Les documents publiés ne ferment pas le débat sur la nature réelle de ces programmes. Ils donnent un poids nouveau aux interrogations de Moscou sur l’ampleur du réseau financé par Washington, son niveau réel de contrôle et les risques liés à des recherches biologiques menées hors du territoire américain.

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