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En dépit du non-respect de la première phase du cessez-le-feu par Israël : Le Caire accueille le Hamas pour enclencher la 2ème phase

by Perspectives Med
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En dépit du non-respect de la première phase du cessez-le-feu par Israël : Le Caire accueille le Hamas pour enclencher la 2ème phase

Les négociations visent à consolider le cessez-le-feu et à garantir le respect des engagements pris à Charm el-Cheikh, la station balnéaire égyptienne au bord de la mer Rouge, notamment ceux liés aux conditions humanitaires à Gaza et à la transition vers la deuxième phase du plan du président américain Donald Trump, a indiqué le Hamas.

Israël a lancé sa guerre génocidaire à Gaza le 8 octobre 2023, avec le soutien des États-Unis, tuant plus de 73 000 Palestiniens et en blessant plus de 174 000 autres, principalement des femmes et des enfants. Malgré un accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, Israël a poursuivi ses attaques quotidiennes, tuant 1 207 Palestiniens et en blessant 3 914 autres, selon le ministère de la Santé de Gaza. L’occupant continue de violer l’accord en restreignant l’entrée de la nourriture, des médicaments, des fournitures médicales, du matériel d’abri et des maisons préfabriquées dans la bande de Gaza, où environ 2,4 millions de Palestiniens, dont 1,5 million de déplacés, vivent dans des conditions catastrophiques.

Alors que le Hamas affirme avoir rempli ses engagements de la première phase en libérant les captifs israéliens, Israël a manqué à ses obligations en poursuivant ses bombardements et ses restrictions sur l’aide humanitaire. La deuxième phase prévoit un retrait militaire israélien plus large de Gaza et le lancement de la reconstruction en échange du début du désarmement des factions palestiniennes. Ces conditions n’ont pas encore été appliquées, Israël insistant sur le fait que le désarmement doit intervenir en premier lieu.

L’UE botte en touche

La Commission européenne a réaffirmé mardi que tous les États devaient pleinement coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI), notamment en exécutant les mandats d’arrêt en cours, alors que l’avion du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a une nouvelle fois traversé l’espace aérien de plusieurs États membres de la CPI en route vers les États-Unis.

Lors du point de presse de la mi-journée de la Commission européenne, le porte-parole Anouar El Anouni a refusé de commenter le cas spécifique de Benjamin Netanyahu, déclarant que « toute question spécifique concernant la CPI (…) doit être adressée directement à la CPI ». Il a néanmoins rappelé la position de l’Union européenne. « Nous, en tant qu’Union européenne, nous soutenons la CPI et les principes énoncés dans le Statut de Rome. Nous respectons l’indépendance et l’impartialité de la Cour, et nous sommes fermement engagés en faveur de la justice pénale internationale et de la lutte contre l’impunité », a-t-il fait savoir.

Il a également rappelé les conclusions du Conseil européen de 2023 sur la CPI, soulignant que « le Conseil appelle tous les États à assurer une coopération totale avec la Cour, notamment par l’exécution rapide des mandats d’arrêt en cours ».

Ces déclarations interviennent après que l’avion de B. Netanyahu a survolé l’espace aérien de la Grèce, de l’Italie et de la France, trois États parties au Statut de Rome, lors de son déplacement vers Washington lundi, selon les données de Flightradar. Le trajet a été très similaire à ceux empruntés lors des précédents déplacements de B. Netanyahou aux États-Unis, les 28 décembre 2025 et 10 février. Lors d’un voyage à New York en septembre 2025, son avion avait traversé les espaces aériens grec et italien, sans pénétrer dans l’espace aérien français.

La CPI a délivré des mandats d’arrêt contre B. Netanyahu et l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant pour des crimes de guerre présumés et des crimes contre l’humanité qui auraient été commis pendant les attaques israéliennes dans la bande de Gaza.

Les obligations de coopération prévues par le Statut de Rome, y compris l’obligation d’arrêter les personnes recherchées par la CPI, s’appliquent généralement lorsque la personne concernée se trouve physiquement sur le territoire terrestre d’un État partie ou dans une autre zone relevant de sa juridiction territoriale. Le Statut de Rome ne précise toutefois pas explicitement si ces obligations s’étendent au simple survol du territoire d’un État partie par un aéronef transportant une personne faisant l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI.

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