L’agression israélienne contre le Liban se poursuit, rythmée par une multiplication de crimes à l’encontre des civils libanais, en plus des destructions massives dans la banlieue sud et dans diverses régions du Sud et de la Bekaa. Le correspondant d’Al-Manar dans la Bekaa a fait état d’un survol de l’aviation de combat ennemie à moyenne altitude dans le ciel de la Bekaa occidentale, ainsi que d’un raid ciblant la périphérie de la ville de Machghara, sans qu’aucune victime ne soit signalée. Au Sud, il a rapporté un survol intensif de l’aviation ennemie dans la zone de Zahrani, avec une frappe sur le secteur de Deir Taqla, à la périphérie d’Ansarieh. Il a également fait état des tirs de l’artillerie ennemie visant la localité d’Arnoun ainsi que les quartiers ouest et est de la ville de Khiam. Parallèlement, l’aviation de combat survolant la région à très basse altitude, a mené une série de raids sur des localités du Sud, notamment Burj al-Shemali (caza de Tyr), le quartier d’Al-Masaken à Tyr, Al-Bazourieh, Ghandouriyeh, ainsi que les villes de Bint Jbeil, Mayfadoun et Khiam.
Face à la bravoure du Hezbollah, les Brigades Al-Qassam, branche militaire du mouvement Hamas, ont réaffirmé leur soutien aux combattants de la Résistance islamique au Liban à travers une vidéo de leur média militaire, se disant convaincues que le Hezbollah achèvera sa mission avec succès. Al-Qassam a rappelé une déclaration de l’ancien ministre israélien de la Guerre, Yoav Gallant, qui avait affirmé devant ses soldats : « Les chars qui sortent de Rafah (sud de Gaza) peuvent atteindre le Litani (sud du Liban) ».
Dans leur message aux combattants du Hezbollah, les Brigades Al-Qassam ont rétorqué : « Voici les blindés de Gallant qui sortent de Rafah, et nous sommes certains que vous finirez le travail », en référence à la destruction des chars et véhicules israéliens dans la bande de Gaza durant la bataille du « Déluge d’Al-Aqsa ». Le message s’est conclu par la voix du martyr Sayed Hassan Nasrallah martelant : « Il ne vous restera plus de chars ».
Ce clip intervient après que la Résistance islamique au Liban a ciblé hier six chars Merkava dans l’embuscade dans la localité frontalière de Taybeh, infligeant des pertes humaines dans les rangs des soldats l’occupation.
Il est à noter qu’« Abu Obeida », porte-parole des Brigades Al-Qassam, a salué « l’action héroïque des moudjahidines de la Résistance islamique au Liban, dans le cadre de leurs opérations de défense du pays face à l’agression israélienne ». De même, les factions de la résistance palestinienne ont souligné que ce que traverse la région aujourd’hui est une guerre existentielle dont la mèche a été allumée par les dirigeants de l’entité sioniste.
Parallèlement, les médias israéliens reconnaissent l’état de « choc » qui frappe le front intérieur sous l’effet des missiles du Hezbollah. Ils admettent que le mouvement dispose de la capacité de lancer des centaines de projectiles, tandis que des rapports font état d’une angoisse croissante chez les colons du Nord, dont certains réclament de quitter temporairement la région. Des responsables israéliens reconnaissent que « la vie est quasi inexistante dans le Nord face à l’indifférence du gouvernement », tandis que la « Chaîne 12 » a révélé que l’armée israélienne a été surprise par l’offensive du Hezbollah malgré les avertissements, soulignant la pérennité de ses capacités de combat.
Des médias israéliens ont rendu compte mercredi que des missiles d’une portée dépassant les 200 km ont été tirés depuis le Liban, ce qui n’a pas été confirmé dans les communiqués de la Résistance islamique dont les combattants livraient bataille contre des positions israéliennes sur le territoire libanais et dans les colonies du nord de la Palestine occupé. Après minuit, elle a fait état d’affrontements dans la localité d’al-Taybeh au cours desquels elle a détruit au moins 6 chars israéliens. Dans la soirée de mercredi, ce sont des médias israéliens qui ont rapporté que des missiles ont été tirés depuis le Liban en direction des colonies israéliennes situées dans l’enveloppe de Gaza au sud de l’entité et des sirènes d’alerte ont retenti à Ashkelon et Ashdod ainsi que dans le Golan syrien occupé. La chaine de télévision israélienne Channel 15 a rendu compte de tirs de missiles sol-sol depuis le Liban en direction de la région de Sharon au centre de l’entité. Deux missiles ont été vues au-dessus du centre des territoires occupés. Une vingtaine de roquettes ont été tirées vers le centre de la Galilée et les frontières nord ainsi que des missiles de longue portée en direction de la région de Tel Aviv, ont rapporté certains médias israéliens. En même temps, ces médias rendaient compte de salves de roquettes tirées sur la colonie de Kiryat Shmona.
Israël Katz, ministre israélien de la Sécurité, a annoncé le début d’une « manœuvre terrestre » au sud du Liban, sur fond de contradictions entre les annonces d’une opération d’envergure et les affirmations de l’armée d’occupation évoquant une incursion limitée. Dans le même temps, des responsables ont mis en garde contre un nouvel enlisement dans le « bourbier libanais ».
Cette nouvelle tentative terrestre survient après les échecs répétés de l’occupation à établir de nouveaux points de contrôle à la frontière, alors que le Hezbollah intensifie ses frappes de missiles et ses drones d’attaque contre les rassemblements de soldats dans les casernes et les colonies.
Dans son bilan hebdomadaire, la Résistance a révélé avoir mené, entre le 10 et le 16 mars courant, 222 opérations, dont 132 à l’intérieur des territoires palestiniens occupés et 90 en territoire libanais, atteignant une profondeur de 140 km depuis la frontière libano-palestinienne.
Média de guerre, tribune médiatique de la Résistance islamique a rendu compte pour le mercredi 18 mars de 33 opérations anti israéliennes entre 00 :10 et 23 :15. Le recours aux missiles sol-sol n’a pas été signalé.
Les combattants de la résistance ont repoussé une progression vers la localité d’al-Khiam a proximité de l’ancien camp de détention, et une autre en direction de la localité d’al-Taybeh Ils ont abattu un drone au-dessus de la localité d’al-Maryaniyeh.
Les positions militaires dans les colonies visées sont : Shomera, Misgav Am, Kiryat Shmona (3 fois), Nahariyya, Kfar Gilady, Manara (pièce d’artillerie), Dishon. Les bases visées sont : Ein Zeitim au nord de Safed, la caserne Yoav dans le Golan syrien occupé (drones d’attaque), la société d’industrie militaire Yudivat à l’est de Haïfa.
La faction de la résistance irakienne Brigades (kataeb) du Hezbollah en Irak a posé ses conditions en échange de l’arrêt des attaques contre l’ambassade américaine à Bagdad, notamment l’arrêt des raids israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth. Ces derniers jours, l’ambassade des Etats-Unis, la plus grande du monde, a fait l’objet de tirs de drones et de roquettes revendiqués par des factions de la résistance irakienne liées au Hachd al-Chaabi.
Abou Hussein al-Hamidawi, secrétaire général des Brigades du Hezbollah d’Irak, a assuré être prêt à suspendre les attaques contre l’ambassade américaine à Bagdad pendant cinq jours, si ses conditions sont exaucées. Ces conditions comprennent l’obligation d’empêcher l’entité sioniste de déplacer la population et de bombarder la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que l’engagement de ne pas bombarder les zones résidentielles de Bagdad et des provinces. Ses conditions stipulent également que le personnel de la Central Intelligence Agency (CIA) se retirent de leurs postes et se maintiennent dans l’enceinte de l’ambassade, à l’exception de la région du Kurdistan d’Irak.
Le communiqué souligne que si l’autre partie ne se conforme pas, la réponse sera directe et ciblée, avec une intensification des attaques après l’expiration du délai. A. H. Al-Hamidawi a insisté auprès des responsables gouvernementaux et des services de sécurité sur l’importance de protéger les missions diplomatiques et les entités économiques, à condition que leurs pays ne soient pas impliqués dans la guerre. Il a exclu cette protection les éléments de l’entité sioniste et les forces d’occupation américaines, qu’il a qualifiés de « groupes d’espionnage et de guerre ».
