Cette obligation, d’une durée de sept ans, offre un taux d’intérêt variable indexé sur le Moroccan Overnight Index Average (MONIA). Grâce à cette opération, la banque peut diversifier ses financements en offrant des prêts en dirhams, en plus de l’euro et du dollar, répondant ainsi mieux aux besoins des emprunteurs.
Le choix du Maroc pour cette première étape s’explique par une forte demande client, la maturité de son écosystème financier et la solidité de son partenariat avec le pays. La banque prévoit également de créer un portefeuille de trésorerie en dirhams, pouvant être alimenté par la conversion de certaines de ses liquidités en devises étrangères.
En collaboration avec les autorités marocaines et les acteurs du marché, la banque souhaite développer des instruments de couverture et renforcer la liquidité du marché des dérivés. Les leçons de cette opération serviront à l’introduction progressive de financements dans d’autres monnaies africaines.
Depuis 1978, la Banque africaine de développement a investi environ 15 milliards d’euros dans plus de 150 projets au Maroc, touchant des domaines tels que le transport, l’énergie, l’eau, l’agriculture et la protection sociale.

