Cette rencontre s’est tenue en présence du secrétaire général adjoint des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme. Elle a rassemblé 43 délégations, composées de chefs de services de renseignement et d’experts en sécurité nationale et contre-terrorisme, issus de plusieurs continents, dont plus de 20 hauts responsables. Saddam Haftar, numéro deux de l’armée de l’Est libyen et fils de Khalifa Haftar, a également participé aux discussions.
Le congrès, en partenariat entre les services de renseignement libyens et la DGED, avec le soutien des Nations unies via la Plateforme régionale de Marrakech, vise à renforcer la coordination sécuritaire et le partage du renseignement. Les échanges portent sur le partage d’informations et d’expertises, ainsi que sur l’élaboration de stratégies communes pour faire face aux menaces transfrontalières.
Ce rapprochement intervient alors que Rabat consolide ses relations avec les autorités de l’Est libyen. K. Haftar, chef d’état-major libyen, s’est récemment déplacé au Maroc, suivi de son frère B. Haftar, responsable du Fonds libyen de développement et de reconstruction. Ce dernier a été reçu le 17 octobre, à Rabat, par Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, pour des discussions s’inscrivant dans la dynamique des échanges maroco-libyens. La visite de Y. Mansouri à Benghazi prolonge cette série de contacts sur fond d’enjeux régionaux en matière de sécurité et de coopération en renseignement.

