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Malnutrition au Maroc : Les chiffres de la FAO qui choquent

by Perspectives Med
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Ainsi, la proportion de cas d’insécurité alimentaire grave sur le total de la population marocaine a atteint 9,7% entre 2019 et 2021, soit environ 3,6 millions de personnes, contre 6% en 2014-2016 fait savoir cette édition 2022 du rapport onusien intitulé « L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde« , et publié conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Le rapport onusien tente ainsi de lever le voile sur l’insécurité alimentaire dans le monde est le risque sur l’humanité. Pour le Maroc, on estime la prévalence de l’émaciation chez les enfants marocains de moins de 5 ans à environ 2,6%, tandis que le taux de retard de croissance et de développement dans la même catégorie est estimé à environ 12,9% en 2020.

Par ailleurs, 11,3 % des moins de 5 ans souffrent de surpoids indique le rapport. Toujours en ce qui concerne l’obésité, le rapport indique que la prévalence a atteint 26,1 % chez les adultes de plus de 18 ans. Du côté des femmes, le rapport précise que l’anémie est prévalente chez les femmes entre 15 et 49 ans à haute 29,9 %.

À l’échelle mondiale, la faim dans le monde progresse fait savoir le rapport et pourrait avoir touché jusqu’à 828 millions de personnes en 2021, soit une hausse d’environ 46 millions par rapport à 2020 et 150 millions depuis l’apparition de la pandémie du Covid-19.

Ainsi, les chiffres évoqués par le rapport « brossent un sombre tableau » selon ses réalisateurs. En effet, après être restée relativement stable depuis 2015, la proportion de personnes touchées par la faim a bondi en 2020 et a continué de croître en 2021, pour se hisser à 9,8 % de la population mondiale fait savoir le rapport notant qu’en 2019 et en 2020, cette part était respectivement de 8 % et de 9,3 %.

En 2021, quelque 2,3 milliards de personnes (29,3 % de la population mondiale) étaient en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave, soit 350 millions de personnes de plus qu’avant la pandémie de covid‑19, indique la même source. De même, près de 924 millions de personnes (11,7 % de la population mondiale) étaient confrontées à une insécurité alimentaire grave, soit une augmentation de 207 millions de personnes en deux ans, tandis qu’en 2021, l’écart entre les femmes et les hommes en ce qui concerne l’insécurité alimentaire s’est encore accentué ( 31,9 % des femmes dans le monde étaient en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave, contre 27,6 % des hommes, un écart de plus de 4 points de pourcentage, contre 3 points de pourcentage en 2020) soulève le rapport.

En 2020, le rapport poursuit que près de 3,1 milliards de personnes ne pouvaient pas se permettre une alimentation saine, expliquant que ce chiffre supérieur de 112 millions à celui de 2019 s’explique par l’inflation des prix à la consommation des produits alimentaires provoquée par les répercussions économiques de la pandémie de covid‑19 et des mesures mises en place pour l’endiguer.

Le rapport estime ainsi que 45 millions d’enfants de moins de 5 ans souffraient d’émaciation, la forme la plus mortelle de malnutrition, qui peut multiplier par 12 le risque de décès chez les enfants. En outre, 149 millions d’enfants de moins de 5 ans présentaient un retard de croissance et de développement en raison d’un manque chronique de nutriments essentiels dans leur alimentation, et 39 millions étaient en surpoids.

D’autre part, le rapport évoque l’allaitement au sein exclusif qui progresse dans le monde citant l’année en 2020, où près de 44 % des nourrissons de moins de 6 mois étaient exclusivement nourris au sein. Ce niveau reste en deçà des 50 % à atteindre d’ici 2030.

Le constat inquiétant soulevé par les experts dans ce rapport concerne les enfants dont deux sur trois ne bénéficient pas de la diversité alimentaire minimale dont ils ont besoin pour grandir et s’épanouir pleinement.

S’agissant de l’avenir, le rapport s’attend à ce que près de 670 millions de personnes (8 % de la population mondiale) souffrent toujours de la faim en 2030, même en cas de redressement économique mondial. « Ce chiffre est semblable à celui de 2015, lorsque l’objectif consistant à éliminer la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition d’ici la fin de la décennie actuelle a été fixé dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 », rappelle le rapport.

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