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L’USFP lance en l’air une motion de censure : Briser le consentement ambiant ?

C’est décidé ! L’USFP prévoit de présenter une motion de censure à l’encontre du gouvernement. Décision a été prise par le bureau politique lors de sa réunion du mercredi 27 mars, indique un communiqué de la formation socialiste publié le lendemain.
L’USFP lance en l’air une motion de censure : Briser le consentement ambiant ?

A quoi joue l’USFP est-on tenté de dire au regard de cette initiative dont le sort, sur papier, parait scellé d’avance ? L’Initiative socialiste, déjà rejetée par le PJD dont le leader Abdelilah Benkirane ne sent pas Driss Lachgar, ne pourrait dans le meilleur des cas générer l’adhésion que de 99 voix, celles des élus de l’opposition toutes composantes confondues, alors que le RNI qui pilote l’Exécutif compte, seul, 105 députés.

Pour l’heure, le PPS, formation de gauche qui a décidé de coordonner davantage avec l’USFP, ne s’est pas encore prononcé sur cette initiative. A-t-il été saisi de la démarche du grand frère et allié avant que le BP de l’USFP ne l’avalise pour de bon ? Et quid du Mouvement populaire qui, aux yeux du PPS, pourrait intégrer une dynamique vivifiante pour le camp de l’opposition qui peine à être audible dans les institutions représentatives ?

La démarche socialiste cherche-t-elle à détourner l’attention sur le mouvement de contestation qui secoue l’USFP et son leader qui aurait magouillé pour faire bénéficier les siens de deniers publics dédiés aux formations politiques, l’histoire du financement des études ayant défrayé la chronique depuis que la Cour des comptes a dévoilé le pot aux roses ? Quoi qu’il en soit, le 15 mars, quatre anciens membres du bureau politique, dont notamment le poète Hassan Najmi et Chakrane Imame, ancien président du groupe des députés socialistes (2016-2021), ont lancé un appel à une refondation de l’USFP. Appel qui reste, pour l’heure, minoritaire. Sans pour autant préjuger de sa capacité à fédérer d’autres voix socialistes mécontentes de la gestion de l’USFP par son chef…

Les chroniqueurs politiques se rappellent au souvenir des deux motions de censure présentées, sans succès, en 1964 par l’UNFP et plus tard en 1990 par l’USFP. L’actuelle offensive subira-t-elle le même sort ? Nul n’en doute. Quoi qu’il en soit, l’initiative gagnera certainement à enrichir le débat politique dans le pays. Surtout que la majorité actuelle cherche à s’arroger tous les moyens qui lui garantiraient le succès de son plan hégémonique au sein de la société. Celui qui dit « consent où crève ! »

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