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Liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz : Entre Américains et Iraniens, la logique des frappes et des contre-frappes reprend le dessus

by Perspectives Med
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Liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz : Entre Américains et Iraniens, la logique des frappes et des contre-frappes reprend le dessus

Aucune réunion entre l’Iran et les États-Unis « n’est prévue cette semaine » au Qatar, a affirmé lundi la diplomatie iranienne, démentant les affirmations de médias américains évoquant une rencontre prévue mardi sur la question du détroit d’Ormuz. Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a évoqué des informations « incorrectes ». Cité par la télévision d’État, le responsable a été on ne peut clair: « Aucune réunion technique des groupes de travail n’est prévue cette semaine ». Plus tôt dans la journée, il avait déclaré qu’« aucune discussion technique » avec les États-Unis n’était prévue cette semaine à Doha, démentant ainsi des informations relayées par des médias américains. Il a néanmoins précisé que les consultations avec les médiateurs se poursuivaient.

De son côté, le média Axios avait rapporté que les États-Unis et l’Iran, à la suite des récentes frappes, étaient convenus de régler leurs différends concernant le détroit d’Ormuz, que Téhéran avait fermé après les attaques menées par les États-Unis et Israël fin février. Selon la même source, les deux parties ont signé au début du mois un protocole d’accord préliminaire visant à mettre fin au conflit.

Samedi dernier, D. Trump a menacé l’Iran de nouvelles actions militaires après que des avions américains ont frappé des sites de stockage de missiles et de drones iraniens, ainsi que des positions radar côtières. « Des avions des États-Unis viennent de frapper des sites de stockage de missiles et de drones iraniens, ainsi que des radars côtiers, pour avoir violé, une nouvelle fois, l’accord de cessez-le-feu », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social,  « Il est tout à fait possible qu’ils ne retiennent jamais la leçon ! », a-t-il ajouté. Le président américain a également estimé que Washington pourrait atteindre un point où il ne serait « plus possible d’être raisonnable » et pourrait être « contraint de terminer militairement le travail que nous avons commencé avec beaucoup de succès ». Plus radical, il a ajouté que « si cela se produit, la République islamique d’Iran n’existera plus », a-t-il averti.

Ces déclarations interviennent après que le United States Central Command (CENTCOM) a annoncé que les forces américaines avaient mené de nouvelles frappes contre plusieurs cibles en Iran samedi, à la suite d’une attaque iranienne visant un pétrolier battant pavillon panaméen à proximité du Détroit d’Ormuz.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré dimanche avoir détruit huit sites militaires américains au Koweït et à Bahreïn lors de frappes nocturnes de missiles et de drones, en représailles à des attaques américaines contre des cibles iraniennes, selon la télévision d’État IRIB. Le CGRI affirme que l’opération a été menée conjointement par ses forces navales et aérospatiales, visant huit infrastructures militaires appartenant à l’armée américaine sur la base aérienne d’Al-Ali Al Salem au Koweït ainsi que des installations liées à la cinquième flotte américaine à Bahreïn.

Dans son communiqué, l’organisation a indiqué avoir utilisé des missiles balistiques et des drones, présentant ces frappes comme une réponse aux récentes attaques américaines contre des installations iraniennes à Sirik et Qeshm.

Selon IRIB, cette opération intervient quelques heures après une nouvelle montée des tensions dans les eaux du Golfe et constitue l’une des frappes iraniennes directes les plus importantes contre des intérêts américains dans la région depuis le début du conflit.

Cette nouvelle escalade intervient malgré un mémorandum d’accord récemment signé, sous médiation pakistanaise, visant à mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février.

Les forces américaines ont mené de nouvelles frappes contre plusieurs cibles en Iran après la dernière attaque de Téhéran contre un navire commercial près du détroit d’Ormuz, a confirmé samedi le Commandement central américain (CENTCOM). Des avions militaires américains ont ciblé des infrastructures iraniennes de surveillance militaire, des systèmes de communication, des sites de défense aérienne, des installations de stockage de drones ainsi que des capacités de pose de mines, a-t-il ajouté. Le commandement a précisé que le trafic maritime commercial dans le détroit d’Ormuz se poursuivait et que les forces américaines restaient « vigilantes, prêtes et capables de frapper ».

Axios avait précédemment rapporté, citant un responsable américain, que l’armée américaine menait des frappes contre des cibles iraniennes dans la zone du détroit d’Ormuz en représailles à une attaque iranienne contre un pétrolier commercial. De son côté, Fox News, citant un haut responsable du département américain de la Défense, a affirmé que l’Iran avait reconstitué ses systèmes de défense aérienne et ses capacités balistiques le long du détroit d’Ormuz après la fin de la campagne de bombardements américains le 7 avril. Selon ce responsable, cela expliquerait pourquoi l’armée américaine a de nouveau ciblé des zones telles que l’île de Qeshm et Sirik, déjà visées par le passé. « Depuis le cessez-le-feu du 7 avril, l’Iran a reconstitué ses capacités, d’où les frappes autour du détroit d’Ormuz », a déclaré ce responsable, ajoutant : « Une grande partie a été endommagée, énormément, mais ils ont déplacé certains équipements. »

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a ralenti au cours du week-end après qu’un pétrolier a été touché par un projectile samedi. Une nouvelle série de frappes entre les États-Unis et l’Iran est aussi venue fragiliser leur accord préliminaire visant à mettre fin au conflit.

Au total, 29 navires transportant des matières premières ont franchi le détroit samedi 27 juin et 12 dimanche 28 juin, selon les données de la société de suivi maritime Kpler. Le chiffre de dimanche marque un net recul par rapport à la période ayant suivi la signature du protocole d’accord entre Téhéran et Washington le 15 juin, qui avait porté le trafic à son plus haut niveau depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, avec 70 traversées recensées mercredi, selon Kpler. Samedi, un pétrolier a été touché par un projectile non identifié dans le détroit d’Ormuz qui a endommagé sa passerelle sans faire de victimes, selon l’agence maritime britannique UKMTO. Les faits sont survenus après les premiers échanges de frappes entre les Etats-Unis et l’Iran depuis la conclusion du protocole d’accord. Après cet incident, des navires ont continué pendant plusieurs heures à utiliser un couloir sud traversant les eaux omanaises, avant que le trafic ne semble ralentir, selon le site MarineTraffic, propriété de Kpler.

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