Selon le dirigeant russe, les frappes des Forces armées ukrainiennes contre les infrastructures russes n’ont aucune incidence sur la situation au front, alors que les frappes de riposte russes en profondeur sur le territoire ukrainien sont bien plus puissantes et plus dévastatrices. Le maitre du Kremlin a dit ne pas exclure la possibilité de « tentatives d’attaques de diversion par l’armée ukrainienne », avec des objectifs limités : « Ces manœuvres viseraient à détourner notre attention et nos forces de l’accomplissement de notre mission principale : la libération définitive du Donbass et de la Nouvelle-Russie. » Quant aux objectifs des troupes russes dans les secteurs de Soumy et de Voltchansk, il s’agit de créer une zone de sécurité le long des frontières russes. Pour le président russe, cet objectif a été défini à la suite de l’invasion de la région de Koursk par l’armée ukrainienne et des attaques incessantes à travers la frontière. « Le régime ukrainien paiera pour ses crimes commis sur la terre de Koursk par la perte de territoires dont nous avons besoin pour établir une zone de sécurité à la frontière », a-t-il martelé.
Revenant sur le narratif occidental selon lequel l’Ukraine serait en train de gagner sur le front en s’emparant « de plus en plus de territoires », le leader russe a fait savoir que « si tout cela est vrai et que l’Ukraine est véritablement victorieuse, alors les dirigeants occidentaux n’ont qu’à attendre : l’objectif d’une défaite stratégique de la Russie sera atteint pour ainsi dire de lui-même. Eh bien, qu’ils attendent. Quant à nos troupes, elles feront leur travail et feront tout pour atteindre les objectifs de l’opération militaire spéciale. »
Plus tôt dans la journée, V.Poutine s’est exprimé au congrès annuel du parti Russie unie en accusant les élites occidentales d’exercer une pression « brutale » et « sans précédent » sur la Russie.
Par ailleurs, Moscou a affirmé dimanche qu’un officier du renseignement militaire ukrainien, accusé par Moscou d’avoir tenté de mener un assassinat en Crimée, avait été tué le mois dernier en Ukraine. Selon des sources des services de renseignement citées par l’agence de presse d’État russe TASS, le colonel Rustem Fakhriyev a été tué en Ukraine le 18 mai. Toujours selon TASS, le Service fédéral de sécurité russe (FSB) accuse Fakhriyev d’avoir organisé une tentative d’assassinat visant un haut responsable du ministère russe de la Défense en Crimée en décembre dernier. À l’époque, le FSB avait indiqué que ses agents avaient abattu un agent ukrainien alors qu’il installait un engin explosif sous le véhicule de ce responsable.
Par ailleurs, à la fin de l’année dernière, l’agence russe de surveillance financière Rosfinmonitoring avait inscrit R. Fakhriyev sur sa liste des personnes considérées comme terroristes et extrémistes.

