Le correspondant d’AlManar au sud-Liban a fait état de plusieurs agressions de l’ennemi israélien depuis l’aube du samedi sur les villages sud du fleuve Litani: Les frappes ont notamment visé la zone d’Al-Hosh près de la ville de Tyr, une barque de pêche dans le port de Tyr, les villages de Hariss, Chehabiyeh, Srifa, la route du village d’Aïn Baal (un martyr signalé), Zebqine, une voiture à Bazouriyeh (un martyr signalé), la plaine du village de Batouliyeh (plusieurs blessés signalés), ainsi que les localités de Qana, Kafra et Aïn Baal. Vers trois heures du matin, une force israélienne a pénétré dans le village de Chebaa, a pris d’assaut la maison du Libanais Sami Saab, l’a fouillée et a saccagé son contenu avant de l’enlever et de l’emmener vers les territoires occupés. Et puis dans la Békaa, l’aviation de l’occupation a mené plusieurs frappes contre les villages et a frappé une nouvelle fois le pont de Sohmor, entraînant sa destruction totale.
En réaction, la Résistance a ouvert ses opérations en ciblant un rassemblement de soldats et de véhicules de l’armée de l’ennemi israélien à la colline d’Al-Sadr, dans la localité d’Aïnata, par une salve de roquettes, suivie d’une frappe similaire contre un autre rassemblement au triangle de Kahil à Maroun al-Ras. Elle a également visé un char Merkava dans la localité de Houla avec un missile guidé, confirmant qu’il a pris feu et a été totalement calciné.
Les combattants du Hezbollah ont en outre affirmé avoir tiré, samedi à 07h20, une salve de missiles contre la base de Jabal Neria, rattachée à la base de Meron pour la surveillance et la gestion des opérations aériennes dans le nord de la Palestine occupée et frappé un rassemblement de véhicules et de soldats de l’armée de l’ennemi israélien dans la colonie de Misgav Am. Ils ont également ciblé un rassemblement de soldats israéliens dans la colonie de Beit Hillel et dans la caserne de Yiftah avec une salve de missiles.
Les combattants de la Résistance Islamique ont frappé, dans la matinée, la colonie de Kiryat Shmona à deux reprises avec une salve de projectiles et visé la colonie frontalière de Metulla avec une salve de roquettes. Ces tirs font suite à une journée de vendredi marqué par l’exécution de 48 opérations, allant des frappes de missiles en profondeur aux affrontements directs. La dernière en date fut un assaut contre une force israélienne positionnée près du « Triangle de la Libération », où les résistants ont engagé le combat à l’arme légère et moyenne, causant des pertes confirmées et nécessitant l’intervention d’hélicoptères ennemis pour évacuer les blessés sous la pression des tirs de soutien.
Les médias israéliens avaient signalé qu’un drone du Hezbollah a frappé une cible dans la zone de Ya’ara, en Galilée occidentale ainsi que le bombardement de la ville de Haïfa avec des missiles qualitatifs.
A Safed, des infrastructures militaires ont été visées par la Résistance outre le ciblage de la base de la 769e brigade à Kiryat Shmona par 7 attaques concentrées. Des tirs de précision (sniping) contre deux soldats à Rachaf alors qu’une embuscade à l’engin explosif contre une force ennemie à Al-Bayyadah. En outre, des drones kamikazes ont été lancés contre un nœud de communication à Ma’ilya.
Des salves de missiles ont été lancés sur les colonies de Shlomi et Nahariya, ainsi que sur des rassemblements ennemis dans la zone de Khallet al-Tarouq, au sud de Maroun al-Ras.
La Résistance a souligné dans son communiqué qu’elle est « déterminée à défendre sa terre et son peuple », précisant que ses ripostes se concentrent sur les sites militaires, contrairement à l’approche de l’ennemi qui cible les civils.
Sur le plan politique, le bloc de la « Fidélité à la Résistance » au parlement libanais a annoncé que toute zone tampon israélienne dans le Sud sera un « cimetière pour les envahisseurs », comme l’a été la zone de sécurité de 1985 jusqu’à la Libération, affirmant que l’agression ne constitue pas une menace pour une région ou une communauté, mais bien une menace pour l’existence du Liban. Dans son communiqué publié vendredi, il a rappelé que le Liban « se tient au seuil d’une nouvelle phase de son histoire où se détermine son sort : soit il reste un pays avec ses frontières internationalement reconnues, soit l’entité sioniste entreprend d’imposer un changement à ses frontières ».
Le communiqué poursuit que « le bloc a étudié les développements à la lumière de l’agression sioniste contre notre pays et de l’agression américano-sioniste contre la République islamique d’Iran et a conclu ce qui suit : la confrontation menée par les moudjahidines de la Résistance Islamique dans les villages frontaliers face aux tentatives d’occupation de l’ennemi écrit l’aube d’un nouveau Liban, et c’est ce qui dessinera l’avenir de notre peuple et de notre pays qui ne sera pas soumis à l’hégémonie des sionistes ». Il a souligné que « la tentative de l’ennemi sioniste d’établir une zone tampon au sud du Litani est une menace grave pour le Liban, par laquelle il tente de réaliser son rêve historique de couper une partie de la terre de la patrie », insistant sur le fait que « le devoir national impose à l’État et à tous ceux qui sont attachés à l’unité de leur pays de mobiliser toutes leurs énergies afin de parer à ce danger ».
Dans ce cadre, le bloc parlementaire du Hezbollah a estimé que « le gouvernement Netanyahu trompe les colons du Nord occupé en prétendant que la zone tampon est la solution qui peut leur assurer une protection, alors qu’il est incapable de protéger ses colons contre les missiles sur l’ensemble de la terre de Palestine occupée ». En assurant avec force que « toute zone tampon, quelle que soit sa superficie, sera le cimetière des envahisseurs, comme l’a été la zone de sécurité de 1985 jusqu’à la Libération (du Sud en 2000) ».
De même, le bloc a considéré que « les risques entourant le Liban exigent le plus haut degré de responsabilité nationale, que ce soit de la part de l’État ou des forces soucieuses de la survie du Liban ». Le bloc a dans ce contexte appelé chacun « à réfléchir à la nature de ces risques qui ne menacent plus une région ou une communauté, mais sont une menace pour l’existence du Liban. La cohésion, la coopération, la convergence des efforts et l’utilisation de tous les éléments de puissance politique, militaire et populaire aideront notre pays à faire face à ce danger existentiel ».
Il s’est en outre arrêté sur les « dépassements graves de la Constitution, du Document d’entente nationale et même des prérogatives du Conseil des ministres, qui se sont traduits par l’action du ministre des Affaires étrangères, que ce soit par la mesure nulle à l’encontre de l’ambassadeur de la République Islamique ou par l’envoi de la décision injuste du gouvernement contre la Résistance aux Nations Unies, au bureau du Conseil de sécurité et à la Ligue arabe ». Le bloc a considéré que « de telles pratiques constituent une agression contre le pays, ses citoyens et sa Constitution, car la politique étrangère est tracée par le Conseil des ministres et n’est pas tracée par une partie partisane (FL) ayant une histoire riche en hostilité envers les Libanais parce qu’elle travaille selon des agendas externes nuisant aux intérêts du Liban ».
Il a affirmé que la responsabilité incombe « au président de la République et au gouvernement pour mettre fin à ce comportement qui sert l’agression contre notre pays ».
D’autre part, le bloc a salué « l’approche nationale responsable envers les citoyens déplacés et l’aide qui leur est apportée, soulignant l’importance de la coopération et de la rencontre entre les Libanais dans ce domaine et le rejet de tout appel à la division et à la discorde ». Tout en exprimant son refus de tout discours divisant les Libanais ou des tentatives d’effrayer les gens les uns des autres — car cela est le fait des ennemis du Liban — il a appelé le gouvernement « à fournir plus d’efforts internes et externes pour assurer les besoins urgents des déplacés ».
Enfin, le bloc a renouvelé sa solidarité et son soutien au droit de l’Iran, « national et international, à se défendre contre l’agression inique », affirmant que « les résultats de cette défense sont ceux qui dessineront pour les peuples de notre nation leur avenir, loin de l’occupation, de l’hégémonie et du pillage des richesses des États et des peuples ».
