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Guerre génocidaire d’Israël : La faucheuse sioniste toujours en œuvre

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : La faucheuse sioniste toujours en œuvre

Lundi, six Palestiniens ont été tués et sept blessés dans des frappes et des tirs dispersés à travers le territoire, selon des sources médicales et des témoins oculaires contactés par Anadolu. Les victimes ont été recensées à Deir al-Balah (3 morts), Rafah, Khan Younès et dans la ville de Gaza, où une frappe de drone a visé deux jeunes hommes dans un café près de la place Al-Saraya.

Mardi, le bilan a atteint dix morts dans la journée, dont un enfant. Une frappe de drone israélien sur le camp de Al-Chati, à l’ouest de la ville de Gaza, a tué cinq Palestiniens et en a blessé onze. Plus tôt, un garçon de 14 ans, Adam Halawa, avait été tué d’une balle israélienne à la tête dans le secteur de Jabalia, selon un médecin et des témoins. Quatre autres Palestiniens, dont un enfant, ont été tués dans une frappe de drone visant un véhicule de police à l’est de la ville de Gaza.

Dans plusieurs cas, les attaques ont visé des zones situées en dehors du périmètre de déploiement et de contrôle israélien tel que défini par l’accord.

Selon un communiqué du Bureau médiatique gouvernemental de Gaza publié mardi, Israël a commis 2 400 violations de l’accord, incluant des assassinats, des arrestations, un blocus favorisant la famine. Le ministère de la Santé a pour sa part fait état, mardi, de 760 Palestiniens tués et 2 111 blessés depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. L’accord a été conclu à l’issue de deux ans d’une guerre génocidaire, déclenchée par Israël le 8 octobre 2023, et qui a fait plus de 72 000 morts et 172 000 blessés palestiniens, avec des destructions touchant 90 % des infrastructures.

Ne plus armer Israël

Des rapporteurs de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont appelé les États membres à suspendre les transferts d’armes vers Israël, évoquant des « preuves crédibles » de violations graves du droit international humanitaire et des droits humains. Dans une déclaration écrite, ces experts indépendants, mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ont exhorté « tous les États membres de l’ONU » à interrompre toute livraison d’armements « tant que persistent des preuves crédibles de violations graves ».

Les rapporteurs ont également condamné les récentes attaques israéliennes au Liban, intervenues selon eux « immédiatement après » l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, estimant qu’elles devaient « cesser immédiatement ». Selon le communiqué, ces frappes constitueraient une « violation manifeste » de la Charte des Nations unies et un « mépris » à l’égard du droit international, de la diplomatie et de la protection des civils, notamment au Liban.

Les experts ont exprimé leur inquiétude quant à la fragilité des efforts de désescalade régionale, soulignant l’absence de progrès concrets lors des récentes discussions et appelant à un renforcement urgent de l’engagement diplomatique. Ils ont également critiqué l’instauration d’un blocus maritime américain visant des ports iraniens, qualifié d’« acte de guerre » susceptible d’aggraver l’instabilité régionale.

Les rapporteurs ont en outre dénoncé les ordres d’évacuation généralisés émis au Liban, combinés à la destruction d’habitations, qu’ils jugent comparables à des pratiques observées dans la bande de Gaza. Ils estiment que ces actions pourraient s’apparenter à des formes de « punition collective » et évoquent des risques d’« épuration ethnique ». Ils ont rappelé que les déplacements forcés de populations civiles constituent, au regard du droit international, des crimes de guerre et peuvent relever de crimes contre l’humanité.

Les experts ont appelé Israël à mettre fin « immédiatement » à ses opérations militaires au Liban, à respecter les termes du cessez-le-feu ainsi que la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui encadre les hostilités entre Israël et le Hezbollah depuis 2006.

Ils ont également exhorté les États-Unis à user de leur influence pour faire cesser les attaques visant les civils et les infrastructures au Liban, et la communauté internationale à renforcer l’aide humanitaire au pays.

Annuler le commerce aussi

Plus de 350 anciens ⁠ministres, ambassadeurs et hauts fonctionnaires de l’Union européenne (UE) ont signé, mercredi 17 avril, une lettre demandant de suspendre l’accord d’association entre l’UE et Israël, dont ils dénoncent la politique d’« asservissement » et « d’occupation illégale » des territoires palestiniens.

« Pas de répit pour la Palestine », constatent les 350 signataires de la lettre. Israël poursuit, disent-ils, « l’asservissement » des Palestiniens : par la colonisation illégale, les violences constantes, la loi récente sur la peine de mort rédigée de facto contre eux. Ils rappellent aussi le terrible bilan à Gaza : 73.000 morts, un possible génocide.

« Le gouvernement israélien viole les principes fondamentaux de l’Union européenne à l’égard des Palestiniens », peut-on lire dans la lettre, « alors qu’il reste légalement et moralement responsable en tant que puissance occupante. Ce comportement viole aussi l’article 2 de l’accord d’association entre l’UE et Israël qui stipule le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques ». Signé en 1995 et entré en vigueur en juin 2000, cet accord de libre-échange fixe le cadre juridique ‌des relations entre Israël et l’Union européenne, qui est le principal ⁠partenaire commercial de l’Etat hébreu.

Pour les ‌signataires, dont Josep Borrell, ancien président du Parlement européen et ex-chef de la diplomatie communautaire, « le gouvernement israélien actuel viole les principes fondamentaux de l’UE à l’égard des Palestiniens, dont il reste légalement et moralement responsable en tant que puissance occupante ».

Les signataires demandent donc la suspension de cet accord, essentiellement commercial. L’UE aurait dû agir avant, regrettent-ils. « En cette période de troubles au Moyen-Orient et face aux violations généralisées du droit international commises par Israël, il est impératif que l’UE agisse et demande des comptes à Israël », écrivent-ils.

Des parlementaires européens se sont déjà positionnés sur le sujet. Mais jusqu’à présent ils n’ont pas été entendus. Les États membres sont divisés et trop prudents lorsqu’il s’agit de sanctionner Israël. Au regard des mesures prises contre la Russie, soulignent encore les signataires, l’inaction de l’UE face aux Israéliens est perçue comme une politique de deux poids deux mesures.

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