Dans un message publié sur son compte X, le pape a écrit : « Le cœur de Dieu est déchiré par les guerres, la violence, l’injustice et les mensonges. Mais il n’est ni avec les méchants, ni avec les oppresseurs, ni avec les orgueilleux. Au contraire, le cœur de Dieu est avec les petits et les humbles, et avec eux il avance jour après jour dans son règne, le règne d’amour et de paix. Car là où il y a amour et service, il y a Dieu. »
Les premières critiques du pape Léon avait été exprimées au lendemain de la menace de Donald Trump d’éliminer la civilisation iranienne. Ce dernier a riposté sur Truth Social, que « le pape Léon est indulgent envers les crimes, désastreux en matière de politique étrangère » et « nuit à l’Église catholique ».
Le Souverain pontife a mis en garde contre les dérives possibles des systèmes démocratiques, évoquant le risque d’une « tyrannie majoritaire » dans une lettre publiée par le Vatican. S’adressant à des responsables lors de la session plénière de l’Académie pontificale des sciences sociales, qui se tient cette semaine à Rome, il a insisté sur la nécessité d’ancrer les démocraties dans des valeurs morales solides. Sans ce socle, a-t-il averti, elles pourraient basculer soit vers une domination de la majorité, soit vers un contrôle exercé par des élites économiques et technologiques.
« La démocratie ne reste toutefois saine que lorsqu’elle est enracinée dans la loi morale et dans une vision authentique de la personne humaine. Dépourvue de ce fondement, elle risque de devenir soit une tyrannie majoritaire, soit un masque dissimulant la domination des élites économiques et technologiques », a-t-il écrit.
Sans citer explicitement de pays, cette prise de position intervient dans un contexte de tensions croissantes avec le président américain. Ce dernier avait vivement attaqué le pontife sur les réseaux sociaux, l’accusant notamment de tolérer l’idée d’un Iran doté de l’arme nucléaire. Le pape a réaffirmé qu’il continuerait à dénoncer la guerre menée par Washington et ses alliés, estimant que sa mission spirituelle prime sur les considérations politiques.
La polémique s’est amplifiée après la diffusion par D. Trump d’une image générée par l’intelligence artificielle, le représentant en figure christique, rapidement supprimée face au tollé. L’épisode, précédé d’un message virulent contre le pape, a suscité de vives réactions au sein de la hiérarchie catholique et même parmi certains soutiens du président, dénonçant un geste jugé blasphématoire.
Dans sa lettre, le pape a rappelé que l’autorité politique devait être exercée au service du bien commun et non comme une fin en soi. Il a également insisté sur la nécessité de tempérance chez les dirigeants, seule à même de prévenir les abus de pouvoir. Face aux critiques, le vice-président américain a tenté d’apaiser les tensions, tout en suggérant que le Vatican devrait se concentrer sur son rôle moral.
