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Guerre génocidaire d’Israël : Deux martyrs de plus à Al-Mawassi

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : Deux martyrs de plus à Al-Mawassi

La Société du Croissant-Rouge palestinien a précisé dans un communiqué que les victimes ont été touchées lors d’une frappe aérienne visant un véhicule civil à al-Mawasi, à l’ouest de la ville de Khan Younès. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur l’état des blessés.

Des témoins ont déclaré que la zone où le véhicule a été frappé est très peuplée, avec des tentes abritant des civils déplacés.

Les forces israéliennes ont violé le cessez-le-feu du 10 octobre presque quotidiennement, entraînant 671 morts et 1 779 blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza. Le cessez-le-feu avait mis fin à la guerre de deux ans d’Israël contre Gaza, qui a fait depuis le 8 octobre 2023 plus de 72 000 morts palestiniens et environ 172 000 blessés, tout en provoquant des destructions généralisées touchant 90 % des infrastructures.

Par ailleurs, plusieurs milliers de patients risquent de perdre la vue dans l’enclave palestinienne prisonnière de l’embargo sioniste. En cause, les graves pénuries de médicaments, de matériel chirurgical et d’outils de diagnostic engendrées par la guerre et les restrictions israéliennes imposées à l’entrée de fournitures médicales, selon les témoignages de médecins gazaouis. Une crise dont l’ampleur ne cesse de s’étendre depuis 2023, a rapporté mardi le quotidien émirati The National.

Avant ce conflit meurtrier qui dure depuis près de deux ans et demi, les séquelles et affections oculaires étaient soit traitées dans les hôpitaux de l’enclave, soit transférées vers des institutions médicales à l’étranger. Ces deux options sont désormais impossibles pour des milliers de patients qui vivent sous la menace de la cécité. 9 000 patients sur les listes d’attente Cité par The National, Dr Walid Shaqoura, directeur de l’hôpital ophtalmologique St John de Gaza, a alerté sur la situation catastrophique de ses patients, expliquant qu’ils sont environ 9 000 à attendre des traitements et des interventions chirurgicales oculaires. Il estime que le nombre réel de personnes nécessitant un traitement ou une intervention oculaire est probablement bien supérieur à ce chiffre, établi uniquement à partir des patients hospitalisés.

Pour sa part, le ministère de la Santé de Gaza recense environ 3 000 cas de cécité ou de perte de vision depuis le début du conflit. Les lésions oculaires seraient quant à elles au nombre de 17 000, provoquées par les explosions et les projections de débris.

Outre les milliers de patients en attente de traitement et les pénuries de moyens médicaux, Dr Abdul Salam Sabah, directeur de l’hôpital ophtalmologique spécialisé — le seul centre gouvernemental de Gaza dédié aux soins oculaires — a pointé la destruction ou le dysfonctionnement d’équipements médicaux essentiels nécessaires à la réalisation de chirurgies oculaires. Selon ce spécialiste gazaoui, « l’épine dorsale du système médical de l’hôpital est touchée », précisant que « les appareils de chirurgie de la cataracte, le matériel de chirurgie rétinienne et les dispositifs utilisés pour retirer les éclats d’obus des yeux sont complètement hors service ». Le médecin a également indiqué que, dans l’ensemble de la bande de Gaza, un seul appareil laser est actuellement fonctionnel. Évoquant la situation des entrepôts médicaux, il a averti qu’ils étaient presque vides, manquant cruellement de matériel chirurgical essentiel, de lentilles artificielles, de produits nécessaires aux opérations oculaires et même de sutures destinées aux chirurgies. Pour les patients souffrant d’affections ou de lésions oculaires à Gaza, une course désespérée contre la montre est engagée : chaque jour qui passe augmente les risques de perte de la vue. Quant aux quelques patients « chanceux » qui obtiennent une recommandation de transfert à l’étranger pour se faire soigner, leur départ reste incertain en raison de la fermeture des points de passage frontaliers par l’armée israélienne.

Colonisation rampante

En Cisjordanie, la situation se dégrade. Ainsi, l’ONU a appelé mardi Israël à cesser immédiatement l’expansion des colonies qui a entraîné le déplacement forcé de plus de 36 000 Palestiniens en un an, soulevant des inquiétudes quant à un « nettoyage ethnique ». Selon un nouveau rapport du Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, couvrant la période allant de novembre 2024 à fin octobre 2025, le « déplacement de plus de 36 000 Palestiniens en Cisjordanie occupée constitue une expulsion massive de Palestiniens d’une ampleur inédite ».

L’instance onusienne souligne que « les déplacements en Cisjordanie occupée, qui coïncident avec le déplacement massif de Palestiniens à Gaza (…), semblent indiquer une politique israélienne concertée de transfert forcé massif » sur l’ensemble des territoires occupés, « qui soulève des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique ». Le 19 février, le Haut-Commissariat avait déjà indiqué craindre un « nettoyage ethnique » dans les territoires palestiniens occupés, en pointant du doigt une série d’actions israéliennes dont « l’intensification des attaques, la destruction méthodique de quartiers entiers, le refus d’apporter une aide humanitaire et les transferts forcés ».

Le rapport fait état, sur la période concernée, de « l’avancement ou de l’approbation, par les autorités israéliennes, de 36 973 unités de logement dans les colonies de Jérusalem-Est occupée et d’environ 27 200 dans le reste de la Cisjordanie ». Plus de 500 000 Israéliens vivent en Cisjordanie – hors Jérusalem-Est – parmi environ trois millions de Palestiniens, dans des colonies que les Nations unies considèrent comme illégales au regard du droit international.

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