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Gestion des flux migratoires : Rabat fait valoir sa SNIA à Genève

by Perspectives Med
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Gestion des flux migratoires : Rabat fait valoir sa SNIA à Genève

La délégation marocaine a rappelé que le royaume, en tant que pays d’origine, de transit et de destination, a fait de la question migratoire un axe central de sa politique publique. Elle a notamment mis en avant la Stratégie nationale d’immigration et d’asile (SNIA), lancée en 2014, ainsi que les campagnes de régularisation ayant bénéficié à plus de 50 000 migrants. Le Maroc a également souligné que cette approche repose sur la protection des droits des migrants, notamment à travers l’accès aux soins, à l’éducation et aux services sociaux.

Au niveau continental, la délégation a rappelé que le royaume abrite l’Observatoire africain des migrations à Rabat, dans le cadre du mandat confié au roi Mohammed VI en tant que leader de l’Union africaine sur la question migratoire.

À l’issue de son intervention, le Maroc a insisté sur la nécessité d’un véritable partage des responsabilités entre États, appelant à éviter que la charge migratoire ne repose principalement sur les pays de transit.

Par ailleurs, la société civile des provinces sahariennes a appelé, à Genève, à davantage d’efforts internationaux en faveur des droits des migrants et de leur dignité humaine. Intervenant à ce sujet lors des travaux de la 62e session du Conseil des droits de l’Homme, Abdellah Boufouss a plaidé pour « une approche fondée sur la solidarité et la responsabilité partagée ».

Dans le cadre du dialogue interactif avec le Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’Homme des migrants, le représentant de la société civile a salué les efforts des mécanismes onusiens pour promouvoir les droits des migrants, tout en se disant préoccupé par les atteintes aux droits fondamentaux de ceux originaires d’Afrique subsaharienne, dans certaines régions d’Afrique du Nord. A. Boufouss a déploré « les expulsions collectives vers les zones frontalières désertiques, les arrestations arbitraires, les mauvais traitements, ainsi que les difficultés d’accès aux mécanismes de protection internationale ».

Dans le même sens, l’intervenant a mis en avant l’expérience du Maroc, à travers la SNIA, ainsi que les efforts consentis dans les villes de Laâyoune et de Dakhla, « où les migrants bénéficient de programmes d’accompagnement social, d’accès aux soins et à l’éducation, ainsi que d’initiatives d’intégration mises en œuvre en partenariat entre les autorités publiques, les organisations internationales et les acteurs de la société civile ». Comme il a lancé un appel aux États pour « renforcer leur coopération avec les mécanismes des Nations Unies», respecter le principe de non-refoulement et «garantir un accès effectif aux procédures de protection internationale ».

L’intervention a mis en avant la contribution des acteurs de la société civile dans « la promotion d’une culture des droits de l’Homme et du vivre-ensemble », au niveau de provinces qui servent d’« espace d’accueil, d’intégration et de solidarité humaine ».

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