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Exploration des hydrocarbures en Atlantique : Israéliens et Britanniques dans la course

Les permis d’exploration des hydrocarbures sur la façade sud-Atlantique du Royaume s’accélèrent. Israéliens et Britanniques sont au coude dans cette région. L’ONHYM garde sous le boisseau les détails des négociations de ces contrats, par trop généreux pour les prospecteurs, sans pour autant que le parlement ne réagisse. En face, l’Espagne assure « veiller » au grain. Dans cette course-là, la première victime est l’information.
Israéliens et Britanniques dans la course

Le gouvernement espagnol dit « suivre de très près » les informations sur d’éventuelles prospections pétrolières effectuées par le Maroc dans les eaux proches des Iles Canaries.

José Manuel Albares, chef de la diplomatie espagnole, a rappelé la veille de Madrid lors sa comparution lundi devant la Commission des Affaires étrangères au Sénat en réponse à des questions de sénateurs de l’archipel. Il a aussi tenu à préciser que les informations qui circulent sur le sujet « sont pour le moment sans fondements ».

Il a aussi pointé du doigt les critiques de l’opposition et de ses alliés au gouvernement, Unidas-Podemos, au sujet du soutien de Pedro Sanchez au plan marocain d’autonomie au Sahara occidental. « Ces positions ne proposent pas une politique alternative » avec le Maroc, a-t-il déploré.

Pour rappel, en novembre 2022, J.M. Albares avait rassuré le gouvernement autonome des Iles Canaries quant aux contrats d’explorations gazières et pétrolières accordés par le Maroc à la société israélienne Ratio Petroleum Partnership au large de Dakhla en assurant que ces prospections « n’affectent pas » les eaux espagnoles de l’archipel.

Les Britanniques à Sidi Ifni

Il y a lieu de noter que Genel Energy, société britannique, a annoncé mercredi avoir signé un accord pétrolier et un contrat d’association avec l’Office nationale des hydrocarbures et des mines (ONHYM). Expliquant, via un communiqué, que ce contrat concerne l’exploitation pétrolière au niveau de la zone offshore Lagzira, au large de Sidi Ifni.

L’accord porte sur une période d’exploration complète de huit ans (en trois périodes), avec des conditions fiscales « intéressantes », précise le communiqué. Elle ajoute que le bloc Lagzira (anciennement Sidi Moussa) est un grand permis offshore, dans des profondeurs d’eau allant de 200 à 1 200 mètres et « un système pétrolier prouvé suite au puits SM-1 de Genel Energy en 2014, qui a permis de détecter du pétrole dans des réservoirs du Jurassique supérieur ».

Au total, la société évoque «18 prospects et pistes » qui ont été identifiés, avec un « potentiel moyen de ressources prospectives récupérables de plus de 2,5 milliards de barils et des prospects individuels évalués entre 100 et 700 millions de barils chacun ». Genel Energy indique aussi le lancement d’un « processus de recherche d’un partenaire pour prendre une participation importante et poursuivre conjointement le programme d’exploration dans le bloc, avec la possibilité de forer et de tester l’un des prospects à fort potentiel ».

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