Le Maroc, sous le leadership du roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, insiste sur la nécessité de s’abstenir de tout ce qui pourrait aggraver la situation dans les territoires palestiniens et les conséquences qui pourraient entraîner la région vers plus de tension, a affirmé, jeudi à Amman, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères.
L’intensification des pratiques honteuses et illégales à Al-Qods Al-Sharif et dans la mosquée Al-Aqsa est due à la propagation de discours de haine malveillants par des individus extrémistes qui prétendent avoir le droit à la mosquée bénie et au mur du Bouraq, a relevé le ministre marocain lors de la réunion d’urgence du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale face aux politiques et mesures israéliennes illégales à Al-Qods occupée.
Cette réunion d’urgence intervient alors que la cause palestinienne traverse des circonstances difficiles en raison des incursions et des graves attaques dont Al-Haram Al-Qodsi et la mosquée Al-Aqsa sont témoins, et qui ont conduit à terroriser les fidèles en blessant et arrêtant des centaines d’entre eux.
Le ministre a insisté sur le fait que la poursuite des actes contraires au droit international et à la légitimité internationale dans les territoires palestiniens occupés creuse encore le fossé entre les parties palestinienne et israélienne et constitue une provocation manifeste envers tous les Arabes et Musulmans et attise les tensions extrémistes.
Dans ce contexte, N. Bourita a appelé à ce que la position des pays arabes soit unifiée et non entachée par des surenchères stériles quant à l’importance d’entreprendre un effort diplomatique intense pour préserver la ville sainte d’Al-Qods Al-Sharif en tant que patrimoine commun de l’humanité, une terre de rencontre et un symbole de coexistence pacifique pour les adeptes des trois religions monothéistes.
Parallèlement, N. Bourita a réitéré la solidarité totale du Maroc avec les droits légitimes du peuple palestinien à recouvrer sa liberté et à établir son État indépendant aux frontières du 4 juin 1967.
A rappeler dans ce cadre que le Maroc avait convoqué David Govrin, chef du bureau de liaison d’Israël à Rabat, pour l’informer de la condamnation par le royaume des incidents survenus dans l’enceinte de la mosquée Al Aqsa à Al Qods. L’information dont l’agence EFE s’est faite l’écho, a été révélée par le chef de la diplomatie marocaine devant le Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale contre les politiques et procédures israéliennes illégales dans la ville occupée d’Al Qods, tenu ce jeudi à Amman, en Jordanie.
Le ministre a indiqué, que sur haute instruction royale, D. Govrin a été informé de «la condamnation des attaques contre les fidèles de la mosquée Al Aqsa et de l’atteinte au caractère sacré» de l’édifice religieux. En outre, il a déclaré que le Maroc appelle à s’abstenir de «tout ce qui pourrait aggraver la situation dans les territoires palestiniens et les conséquences qui pourraient conduire la région à une plus grande tension».
«Samedi dernier, le Maroc avait déjà transmis à D. Govrin sa « ferme » condamnation de l’intervention israélienne sur l’Esplanade des Mosquées de Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam et demandé aux Nations unies d’agir de toute urgence», rappelle l’agence EFE.
Cette semaine, le gouvernement des Émirats arabes unis a également convoqué l’ambassadeur d’Israël pour lui transmettre une protestation similaire, dans la première démarche de ce type depuis que les deux pays ont normalisé leurs relations en 2020.
