Le nombre de cas confirmés d’infection par le virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) s’est élevé à 1 003 au 20 juin, a rapporté le ministère congolais des Communications et des Médias. Selon un communiqué publié sur X, 254 décès ont été enregistrés, ce qui a fait baisser le taux de létalité à 25,3 %. Depuis le début de l’épidémie, 100 personnes se sont rétablies, tandis que 365 autres sont encore en isolement ou hospitalisées. Le communiqué a noté que, malgré l’augmentation du nombre de cas, les équipes d’intervention poursuivaient activement les enquêtes, la surveillance épidémiologique et les actions de prévention dans les zones touchées.
« Les efforts de communication communautaire, de diagnostic et de prise en charge continuent d’être intensifiés pour freiner la propagation de l’épidémie », a ajouté le ministère congolais des Communications et des Médias.
En Ouganda, en revanche, la situation reste plus stable. Selon les données du ministère de la Santé du pays, 20 cas confirmés et 2 décès ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie. Le taux de mortalité est resté inchangé depuis début juin. 14 individus se sont rétablis, tandis que quatre patients restent hospitalisés. Depuis le 19 juin, le nombre de personnes infectées par le virus Ebola en RDC a augmenté de 70, tandis que le taux de létalité a diminué de 0,7 %.
Dans le cadre de la lutte contre ce virus, les autorités congolaises ont annoncé la gratuité des soins médicaux dans la province d’Ituri. Cette annonce a été faite par Samuel Roger Kamba, ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale. De plus, le gouvernement congolais a déclaré la mise en place d’un dispositif de prise en charge des enfants, âgés de 0 à 17 ans, dont les parents sont décédés ou en cours de traitement contre Ebola.
La Russie n’est pas restée en retrait et a dépêché ses experts médicaux en Ouganda afin de contribuer au renforcement de la surveillance épidémiologique, des capacités de soins et des efforts de lutte contre l’épidémie. Par ailleurs, des tests PCR de fabrication russe ont été déployés dans les foyers d’infection en RDC comme en Ouganda.
Dans le cadre de la réponse multisectorielle du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et de ses partenaires internationaux, dont l’UNICEF, contre la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans la province orientale d’Ituri, des dispositifs de protection et d’accompagnement des enfants, âgés de 0 à 17 ans, dont les parents sont décédés ou en cours de traitement contre l’Ebola, ont été mis en place. C’est ce qui ressort des déclarations d’Ève Bazaiba Masudi, ministre congolaise des Affaires sociales et Actions humanitaires, Ève Bazaiba Masudi, lors d’un point de presse, tenu le 18 juin à Bunia, consacré à l’évaluation de la riposte contre l’épidémie. « Nous ne pouvons pas laisser les enfants exposés », a déclaré la ministre qui a fait savoir que le dispositif visait la protection des enfants contre les risques de contagion, tout en leur garantissant un accompagnement adapté, ainsi qu’un mécanisme spécifique enclenché dès la détection de cas confirmés ou suspects d’un membre de la famille. Soulignant la nécessité de mettre en place des infrastructures pour accueillir davantage d’enfants, elle a indiqué qu’« il est essentiel de mettre les dispositifs nécessaires en place avant de les accueillir. Nous ne pouvons pas procéder dans le désordre sans disposer des infrastructures adaptées ». Dans ce contexte, elle a fait savoir que des structures d’accueil temporaires sont mises en place pour les nourrissons et les jeunes enfants séparés de leurs parents en raison de la maladie. « Ces dispositifs mobilisent des équipes composées de nourricières, de médecins, d’infirmiers et de psychologues chargés d’assurer le suivi médical et psychosocial des enfants », a précisé la ministre, ajoutant que cette prise en charge des enfants est importante pour réduire le stress et les inquiétudes des parents hospitalisés pour leurs enfants qui pourraient impacter leur rétablissement.
Le gouvernement congolais a également prévu avec ses partenaires humanitaires d’accorder un soin particulier aux enfants orphelins souvent confrontés à la stigmatisation dans leurs propres communautés. Pour ce genre de cas, un mécanisme mis en place avec l’appui de l’UNICEF est dédié à l’accompagnement, la protection et l’intégration des enfants.

