Le texte estime que Téhéran porte « l’entière responsabilité internationale » des attaques visant la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Arabie saoudite, Oman, le Qatar, le Koweït et l’Irak, et qu’il est tenu, en vertu du droit international, de fournir « une réparation intégrale » pour l’ensemble des pertes et dommages subis.
La résolution condamne également la fermeture du détroit d’Ormuz et les menaces visant à fermer le détroit de Bab el-Mandeb, estimant que ces actions contreviennent au droit international et au principe de liberté de navigation.
Abdullatif Al Zayani, ministre bahreïni des Affaires étrangères, a déclaré que les actions iraniennes avaient perturbé le trafic maritime, menacé la sécurité énergétique ainsi que l’approvisionnement en nourriture et en médicaments, et porté atteinte au commerce mondial et à l’économie internationale. Il a ajouté que l’Iran devait être tenu responsable des conséquences de la fermeture du détroit d’Ormuz à la navigation internationale.
Au début du mois, l’Iran avait de son côté réclamé des compensations à l’Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et à la Jordanie, accusant ces pays d’avoir participé au conflit contre lui. Les tensions dans la région se sont intensifiées après les frappes conjointes menées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, suivies de représailles de Téhéran visant Israël et d’autres pays de la région abritant des installations américaines.
Le Pakistan a accueilli le 11 avril un premier cycle de négociations après avoir facilité un cessez-le-feu de deux semaines annoncé le 8 avril. La trêve ayant été prolongée mardi, les efforts se poursuivent pour organiser un second cycle de discussions.
