Selon la même source, Mustafa İlker Kılıç, ambassadeur de Turquie au Maroc, s’est rendu à bord du bâtiment en compagnie de responsables marocains, de diplomates et d’attachés militaires de plusieurs pays accrédités à Rabat. Les délégations ont été accueillies par le commandant du navire, le capitaine de frégate Ercan Aras, qui a présenté les principales caractéristiques techniques et opérationnelles de la corvette.
Cet accostage intègre la dynamique de la projection de l’industrie navale turque au-delà de l’espace proche-oriental. Ankara, qui contribue à l’effort du Maroc en terme d’industries militaires, serait disposée à appuyer le renforcement des capacités navales du Royaume dont l’ossature s’appuie, pour l’heure, sur des frégates multi-missions. Si on assure que la Marine royale serait encline à se renforcer par l’acquisition de sous-marins, la France et l’Allemagne se concurrencent pour remporter un éventuel contrat, rien n’empêche le Royaume d’étoffer ses moyens de défense de surface en optant pour l’achat de corvettes. Avec à la clé une joint-venture devant dynamiser la construction navale at-home.

