D’après la défense préparée par ses avocats, certains de ces présents lui auraient été offerts durant son mandat de 2004 à 2011, tandis que d’autres auraient été reçus après son départ du pouvoir. Selon la presse espagnole, J-L. Zapatero change de version pour la troisième fois quant à l’origine de ces bijoux.
Après avoir d’abord affirmé ne pas se souvenir de l’identité des donateurs, puis évoqué des cadeaux lors de déplacements officiels, il désigne désormais explicitement les dirigeants du Maroc, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Cherchant à lever les soupçons d’infractions fiscales, il affirme que les bijoux lui ont été remis en Espagne via des canaux diplomatiques, et non lors de voyages à l’étranger. Il soutient également que les cadeaux reçus quand il était au pouvoir ne constituent pas des revenus personnels imposables.
Cette version pourrait néanmoins entraîner de nouvelles complications judiciaires. Selon le droit espagnol, les bijoux reçus durant son mandat pourraient être considérés comme des cadeaux officiels devant être enregistrés comme biens de l’État, ce qui soulève la question de leur non-remise aux autorités compétentes.
J-L. Zapatero a fait savoir à son entourage qu’il espère obtenir prochainement des documents et témoignages prouvant que ces bijoux lui avaient été offerts officiellement par des leaders du Maroc, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Il estime que ces éléments vont corroborer sa version et réfuter des opérations de blanchiment d’argent présumées.

