Lors d’une cérémonie organisée en l’honneur des martyrs de la résistance dans la banlieue sud de Beyrouth, Hussein Haj Hassan, député du Hezbollah, a déclaré qu’« après une série de concessions et de péchés commis au cours des 15 derniers mois, les autorités ont commis une disgrâce, un scandale, une humiliation et une capitulation qui dépassent tous les scandales, la disgrâce, l’humiliation et la capitulation, en signant un accord-cadre avec l’ennemi israélien. » Le député du Hezbollah a réaffirmé le rejet du parti de la résistance de l’accord conclu par les autorités libanaises avec l’ennemi israélien et accusé le Président de la république d’avoir violé la Constitution libanaise, et soulignant que la résistance ne rendra pas ses armes. « Nous ignorons si les responsables ont lu cet accord avant de le signer. S’ils l’ont lu, c’est un scandale. Et s’ils ont laissé le soin de le lire à leurs conseillers, le scandale encore plus grave », a-t-il ajouté estimant que l’accord est « fondé sur une seule idée, à savoir que les autorités parlent d’un retrait israélien, du retour des personnes déplacées et de reconstruction, dont la date est indéterminée, en échange du désarmement de la résistance. » A ses yeux, « l’Autorité a accordé des engagements aux Israéliens, alors que ces derniers n’en ont donné aucun. Au contraire, ils ont posé des conditions, dont la première est totalement invérifiable : le désarmement. Personne ne sera en mesure de l’effectuer, et nous ne remettrons pas ces armes. »
Hajj Hassan a estimé que « le président de la République a le droit, conformément à la Constitution, de négocier, mais pas avec l’ennemi, car négocier avec l’ennemi constitue une violation de la Constitution et de la loi », ajoutant que « le pire est que le président accepte, selon les termes de cet accord, de faire intervenir des forces étrangères pour combattre son peuple ». Et de s’interroger: « en vertu de quelle loi, constitution, légalité et raison l’État libanais renonce-t-il à son droit de poursuivre Israël pour les crimes commis au Liban ? Et est-ce un droit personnel pour vous, Monsieur le Responsable, quels que soient votre nom et votre rang, de faire cela ? »
Rappelant que l’accord avait suscité de nombreuses objections, précisant que parmi les opposants figuraient « le président Nabih Berri, Walid Joumblatt, le Courant patriotique libre, le ministre Suleiman Frangieh, le ministre Talal Arslan, ainsi que de nombreux partis, personnalités et forces qui transcendent les communautés, les religions et les régions », il a souligné que « l’Iran a insisté sur le fait que tout accord avec les États-Unis d’Amérique devait inclure le Liban sur deux points fondamentaux : un cessez-le-feu et le retrait de l’ennemi du territoire libanais. » Or « ce qui s’est passé à Washington était une insistance israélienne pour parvenir à un accord avec le Liban sous les auspices américains afin d’empêcher l’Iran d’obtenir un cessez-le-feu et un retrait israélien selon la voie d’Islamabad et de la Suisse », a-t-il fait remarquer.
Estimant que « les autorités libanaises se sont pliées aux pressions américaines et israéliennes, concluant ainsi un accord entièrement préjudiciable au Liban et entièrement bénéfique à l’ennemi sioniste, et rejetant le soutien iranien qui était entièrement bénéfique au Liban et n’apportait aucun avantage à Israël », il a conclu en déclarant que « cet accord est rejeté, c’est une honte, une capitulation et une humiliation, et il ne passera pas. Nous l’affirmons clairement : personne ne peut désarmer la résistance, et il n’y aura certainement pas de reddition d’armes », considérant que les autorités sont « déterminées à aggraver la situation intérieure et à renverser tous les accords et ententes, au profit d’Israël.»
Tollé au Liban
L’accord-cadre conclu vendredi à Washington entre les autorités libanaises et israéliennes sous la médiation américaine a soulevé un tollé auprès d’une grande partie des composantes politiques, syndicales et communautaires représentants le peuple libanais. Celles-ci ont aussi bien critiqué l’accord que les autorités libanaises qui l’ont conclu. Dans un long communiqué publié samedi, le secrétaire général du Hezbollah cheikh Naïm Qassem l’a qualifié de trahison a la souveraineté du Liban, assurant qu’il est « nul et non avenu ». Le président du Parlement Nabih Berri s’est contenté d’un commentaire concis le qualifiant de « sédition » : « Mon peuple libanais, tout le Liban, ceci est une sédition ! En temps de sédition, soyez comme un jeune chameau (qui n’a) ni un dos à monter ni un sein à traire. » Mais son mouvement Amal a quant à lui estimé que cet accord est déséquilibré et consacre dans la plupart de ses clauses des faits en faveur de l’ennemi au détriment de l’intérêt national, qu’il comporte des risques politiques et de souveraineté et qu’il ne peut être accepté car il ne constitue pas la base d’un accord équitable qui préserve les droits du Liban et protège sa souveraineté et ses institutions.
Walid Joumblatt, ancien dirigeant du Parti socialiste progressiste, a écrit sur X que « ce qui est étrange dans cet accord tripartite, unilatéral dans sa forme et son contenu, c’est l’absence totale d’un accord de trêve. » Quant au député Ousama Saad, il a relevé sur X que « les prétextes à la discorde sont présents… Les pièges israéliens sont tendus… comme si le Liban avait besoin de cet accord maudit… la sécurité du front intérieur est une tâche fondamentale en ces temps difficiles… »
La députée indépendante Halima Qaaqour a interpellé le Président et le Premier ministre sur les réseaux sociaux : Comment pouvez-vous accepter cette clause qui stipule de « s’abstenir de toute mesure hostile ou antagoniste dans les instances politiques ou juridiques internationales » ? Cela signifie-t-il qu’il ne faut pas engager de poursuites judiciaires contre « l’ennemi » pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ? Êtes-vous ainsi entériné l’impunité, privant de justice des milliers de victimes de crimes de guerre et de violations du droit international humanitaire, et privant le Liban d’une indemnisation financière substantielle pour ces crimes ? »
Le député Melhem Al-Hujairi, chef du mouvement « Action de la Victoire », a indiqué ne pas avoir été pas surpris « par la signature, par les autorités perfides et traîtresses du Liban, d’un accord-cadre humiliant avec l’ennemi israélien, étant donné l’approche perfide et soumise adoptée par ces mêmes autorités, mises en place par la force du terrorisme américano-sioniste, qui promettent quotidiennement une obéissance aveugle au monstre américain et au boucher sioniste qui massacre notre peuple ». Tout en accusant les autorités libanaises d’avoir perdu le moindre sens de patriotisme, de moralité et d’humanité, il a assuré que « le sort de cet accord est voué aux oubliettes de l’histoire ».
Le député Jihad al-Samad a affirmé que « l’accord-cadre, dans son fond, légitime l’occupation israélienne du Liban et fait fi du sang des martyrs. Il ouvre la voie à des troubles internes dont nous ignorons le début et la fin. Quant à sa forme, cet accord constitue une bouée de sauvetage pour le gouvernement du criminel de guerre Benjamin Netanyahu, car il lui fournit un prétexte pour ne pas se retirer des territoires libanais occupés, au moment même où la pression américaine et internationale s’intensifiait sur le gouvernement ennemi et son chef. » Et d’ajouter qu’« il apparaît que le pouvoir exécutif libanais, en pleine conscience et avec une détermination sans faille, a décidé de capituler, dans le but de saboter l’accord américano-iranien sur le Liban, qui stipule le retrait de l’armée ennemie israélienne du Liban et l’oblige à appliquer la résolution de cessez-le-feu, en utilisant la souveraineté libanaise comme prétexte, une souveraineté dont le titre est de légitimer l’occupation israélienne du Liban et la capitulation. »
Najah Wakim, ancien député et fondateur du parti Mouvement populaire, a quant à lui reproché aux termes de l’accord de « ne pas garantir le retrait de l’ennemi » et de « soumettre entièrement le Liban à l’axe américano-sioniste » estimant que son fondement est « l’élimination de la résistance à l’occupation, et non la libération du Liban de l’occupation ». « Nous condamnons le pouvoir fantoche qui a signé l’accord et appelons tous les citoyens à entreprendre des actions conscientes et courageuses pour le faire tomber », a-t-il affirmé.
Le Courant patriotique libre a réaffirmé son engagement à « parvenir à un accord de paix global et durable, mais cela est conditionné par la justice et la préservation des droits nationaux ». Dans une déclaration le CPL constate que « l’accord n’a pas stipulé explicitement et clairement le retrait israélien des territoires libanais occupés, ni précisé de calendrier pour ce retrait. » Il a fustigé l’utilisation du terme « redéploiement » ce qui crée « de nombreuses ambiguïtés », et « accroît l’incertitude quant à l’accord et ses implications » et critiqué l’utilisation d’une terminologie qui pourrait créer « une faille qu’Israël peut exploiter pour manœuvrer et perpétuer son occupation du territoire libanais ». Le communiqué du CPL constate que « l’accord a ignoré l’accord d’armistice, pilier fondamental sur lequel toute solution durable doit reposer ».
Le Parti nationaliste social syrien a quant à lui rejeté cet accord qui est selon lui « une copie de l’accord malheureux du 17 mai », conclu en 1983. Le taxant de « crime injustifiable sous aucun prétexte, car il s’agit d’un coup d’État contre les principes nationaux du Liban, d’un déni de son identité et de son rôle, et d’une capitulation face à la volonté de l’occupant et aux objectifs de l’agression », le PNSS a sommé les autorités libanaises de s’en retirer afin de préserver l’unité et de réprimer la sédition.
Talal Arslane, chef du Parti démocratique libanais, a souligné qu’il est « déséquilibré dans sa forme et son contenu, et qu’il légitime l’occupation et viole la souveraineté » mettant en garde qu’il s’agir d’une « étape concrète dans le projet de luttes intestines ».
Cheikh Maher Hammoud, président de l’Union mondiale des oulémas de la résistance, a affirmé que « l’accord-cadre repose sur une distorsion des faits et un renversement de vérités évidentes, puisqu’il conditionne le retrait de l’ennemi des territoires occupés au désarmement de la résistance qui a protégé le Liban et dissuadé son agression ». Il a estimé que cet accord « s’inscrit dans un projet américano-israélien plus vaste visant à redessiner le paysage régional au service des intérêts de l’entité occupante, ouvrant la voie à la normalisation et à l’imposition de son hégémonie, et semant les germes de la discorde au Liban », et exhorté « le peuple libanais, fier et uni face à ce danger imminent, à se méfier de tout ce qui incite à la discorde et compromet l’unité nationale ». Il a réaffirmé que « le combat est unique et le destin est unique, et que la Palestine et Jérusalem demeurent la cause centrale de la nation »
L’Association des oulémas de Beyrouth a quant à elle mis en garde contre les dangers du prétendu accord avec l’ennemi à Washington, le qualifiant de « péché séditieux flagrant, commis au détriment des intérêts du Liban et offrant même des cadeaux à l’ennemi ». L’association a reproché aux autorités libanaises d’avoir « abandonné leur devoir de défendre la terre et le peuple, compromis sa souveraineté, bafoué la loi et la constitution, insulté le sang des martyrs et dénigré les sacrifices amers du peuple de la résistance. »
Le Front d’action islamique a accusé les autorités libanaises « d’avoir agi sans droit ni légitimité constitutionnelle et légale » et assuré que l’accord avec « l’ennemi sioniste criminel, occupant et agressif, n’est rien de plus que de l’encre sur du papier, et n’a aucun effet rétroactif car il est mort-né sur sa propre terre, la terre de la haute trahison à Washington »
L’accord cadre a été critiqué par le secrétaire général de la Rencontre nationale globale, qui l’a qualifié de « recette idéale pour faire exploser la situation au Liban ». Pis, « le plus dangereux dans cet accord est l’utilisation de notre armée nationale pour atteindre cet objectif, après qu’elle a été transformée, conformément à l’accord, en un instrument au service d’Israël, qui la contrôlera pour satisfaire ses ambitions sécuritaires et militaires, dont la plus importante est le désarmement de la résistance, ce qui placera l’armée dans une confrontation brutale avec elle et son environnement. Nous sommes convaincus que notre armée nationale ne s’engagera en aucun cas sur cette voie, mais restera au contraire la fidèle gardienne de l’unité nationale et de la paix civile », indique son communiqué.
Le parti de la jeunesse arabo-libanaise a lui aussi rejeté cet accord. « Toute formule qui impose au Liban des obligations sans garanties claires de respect de sa souveraineté, ou qui autorise Israël à poursuivre son agression ou à imposer sa loi par la force, soulève des questions nationales légitimes qui exigent un débat et un sens des responsabilités », indique-t-il.
Le Parti du Courant Arabe au Liban a condamné avec la plus grande fermeté cet accord-cadre estimant qu’il « constitue un accord de soumission qui porte atteinte à la souveraineté nationale et accorde à l’ennemi des gains politiques et sécuritaires gratuits, au moment même où il continue d’occuper des terres libanaises et de violer quotidiennement l’espace aérien et la souveraineté du Liban. »
Le chef de l’association Réforme et Unité, cheikh Maher Abdel-Razzaq, a annoncé son « rejet catégorique de l’accord le considérant comme « un accord nationalement et moralement invalide, car il intervient alors que cet ennemi occupe toujours une partie du territoire libanais et poursuit ses attaques et ses violations de la souveraineté du Liban, ce qui en fait un accord qui légitime l’occupation et accorde à l’ennemi des gains politiques qu’il ne mérite pas ».
Bilal Taqieddine, chef du Parti de l’Accord national, a écrit sur X que « les autorités libanaises sont confrontées à un accord inquiétant et inapplicable. Cet accord engendrera crise et division et plongera le pays dans la guerre civile. Il faut se souvenir de l’Accord du 17 mai 1983, qui n’a pas duré car le tissu social libanais n’a pas permis sa mise en œuvre durable. Nul ne doit se bercer d’illusions : les textes ne font pas la réalité ! »
Le texte de l’annexe sécuritaire de l’accord signé par l’équipe de l’autorité soumise à la tutelle avec Israël a été divulgué, lundi, via plus d’un canal diplomatique. Toutefois, le document fuité ne contient que le cadre général, alors que des clauses et des titres exécutifs n’ont pas encore été révélés. Une source informée a déclaré au quotidien Al-Akhbar que l’ennemi dispose de propositions détaillées concernant chaque clause de l’annexe sécuritaire, en particulier ce qui est lié au rôle de l’armée libanaise et à ses mécanismes de fonctionnement. Elle a ajouté que la partie américaine a, de son côté, soumis des propositions supplémentaires concernant l’armée, parmi lesquelles des idées inscrites dans un cadre général, mais qui réaniment la proposition précédente visant à créer une force spéciale chargée de la mission de désarmer le Hezbollah.
Le verrou saute
Selon la dernière formule divulguée, l’annexe sécuritaire stipule ce qui suit :
-Premièrement : Détermination des zones expérimentales
Les parties s’engagent, immédiatement, à déterminer et à lancer la première zone expérimentale dans le secteur du Litani Sud, dans le cadre d’un processus de planification militaire convenu, adoptant un modèle en quatre étapes :
1 – Nettoyer la zone, prendre les mesures légales à l’encontre de tous les individus armés non gouvernementaux qui exercent des activités non autorisées, et détruire ou neutraliser l’infrastructure leur appartenant, y compris, mais sans s’y limiter, les armes, leurs dépôts, les tunnels et les centres de commandement appartenant aux groupes armés non gouvernementaux.
2 – Vérifier, via une tierce partie convenue par les deux parties, que la zone est exempte de groupes armés non gouvernementaux et de leur structure militaire.
3 – Déployer des forces armées libanaises de haute compétence qui assument le contrôle opérationnel complet, de manière à empêcher tout retour de l’activité des groupes armés non gouvernementaux.
4 – L’État libanais prend en charge la direction des efforts de reconstruction, avec le soutien de l’aide internationale et en coordination via la voie politique.
-Deuxièmement : Exécution et vérification
L’armée libanaise dirige l’exécution de ce modèle, étant entendu que son succès se mesure à l’aune de la réalisation du processus de désarmement et de démantèlement convenu et vérifiable dans le cadre des négociations.
Israël et le Liban créent « l’Équipe de coordination militaire pour le Liban » (MCG4L), chargée de travailler 24 heures sur 24 pour gérer les opérations de déconfliction, de vérification et de supervision de l’exécution globale, à condition qu’elle soumette ses rapports aux autorités politiques au Liban et en ‘Israël’ via des canaux militaires indirects entre eux. La vérification s’effectue en parallèle avec les opérations de nettoyage.
-Troisièmement : Engagements sécuritaires
L’armée libanaise s’engage à prendre toutes les mesures opérationnelles nécessaires pour garantir le désarmement du Hezbollah et des autres groupes armés non gouvernementaux, et mettre fin à tout rôle ou capacité militaire qui leur appartiennent à l’intérieur du territoire libanais.
-Quatrièmement : Redéploiement progressif
Jusqu’à l’achèvement du processus de désarmement et de démantèlement convenu et vérifiable, Israël s’engage à exécuter une réduction progressive de ses forces sur le territoire libanais selon des conditions déterminées, en préparation de leur redéploiement final, conformément à un plan et une séquence déterminés via « l’Équipe de coordination militaire pour le Liban » (MCG4L), en parallèle avec le déploiement de l’armée libanaise.
-Cinquièmement : Résultat escompté
Dans le cadre des efforts plus larges visant à désarmer tous les groupes armés non gouvernementaux et à les démanteler, comme convenu dans le cadre de ces négociations, l’État libanais doit restaurer sa pleine autorité sur l’ensemble de son territoire et garantir la sécurité israélienne à long terme.
-Sixièmement : Contrôle et règlement des différends
Les parties effectuent, avec la facilitation des États-Unis, des révisions périodiques de l’exécution, et peuvent modifier cette annexe par un accord mutuel. Tout différend relatif à son interprétation ou à son exécution est résolu via des discussions tripartites.
Train de concessions
L’ère du président de la République, Joseph Aoun, depuis le moment de sa prise de fonction, au lendemain de la guerre de 2025 et durant la guerre de 2026, a été marquée par une trajectoire de concessions fondamentales. Ci-après les les caractéristiques se sont manifestées comme recensé par le Centre d’Union pour la Recherche et le Développement.
-Après la guerre de 2025
1-Le non-déploiement de l’armée libanaise aux frontières lors du cessez-le-feu en date du 27/11/2025.
2-L’absence de toute mesure pour empêcher l’occupation de détruire les villages durant les soixante jours qu’elle a obtenus sous couverture américaine.
3-Le silence face à l’occupation sioniste de cinq points dans le sud du Liban.
4-L’absence de réaction face aux incursions de patrouilles de l’ennemi dans les villages de première ligne, qui passaient pourtant par des positions et des barrages de l’armée libanaise.
5-Le silence face à 500 opérations d’assassinat dans des zones civiles et à l’ombre du cessez-le-feu.
6-L’abandon des villages détruits et l’absence de toute démarche pour leur reconstruction, en réponse aux menaces de l’ennemi et sans aucune contrepartie.
7-La poursuite de l’application des engagements du pouvoir libanais envers la partie agressive, malgré le non-respect par cette dernière de l’ensemble des clauses de l’accord de cessation de la guerre.
8-La satisfaction de toutes les demandes de l’armée d’occupation pour fouiller des lieux et des sites, et le refus de protéger des lieux dont il a été prouvé qu’ils étaient exempts de toute arme, sans aucune contrepartie.
9-L’adoption du discours de l’ennemi qui impute à la Résistance la responsabilité de ses agressions, malgré le respect par celle-ci de toutes les exigences de l’accord et sa remise de la zone du sud du Litani.
10-La destruction et la mise au rebut des armes fournies par la Résistance à l’armée libanaise, conformément aux ordres de l’occupation sous prétexte qu’il s’agit d’armes orientales, bien que tous les chars de l’armée soient de fabrication orientale.
11-L’acceptation d’envoyer un émissaire politique au comité du mécanisme à la demande de l’ennemi, sans contrepartie.
-Durant la guerre de 2026
12-L’adoption du discours de l’occupation imputant à la résistance la responsabilité des agressions, malgré la reconnaissance du fait qu’aucun coup de feu n’a été tiré contre l’entité durant ce mandat, et le non-respect par l’entité d’aucune des revendications du Liban annoncées par le mandat lui-même.
13- La satisfaction des demandes de l’occupation pour des négociations directes au début de la guerre, et la réitération de l’annonce de la disposition à le faire malgré le refus et le report de cette demande par l’ennemi.
14- Le consentement à la demande du secrétaire d’État américain d’entrer en contact direct avec Netanyahu, avant de rattraper la situation sous les pressions locales.
15- Le refus du cessez-le-feu sur lequel un accord avait été trouvé à Islamabad, offrant à l’ennemi la couverture légitime pour commettre le massacre du mercredi 8 avril, et la poursuite de la guerre pendant neuf jours.
16- La satisfaction de la demande de l’ennemi de mener des négociations directes sous parrainage américain, sous prétexte de réclamer un cessez-le-feu, et la participation à la séance de négociation (14/4) malgré l’annonce par l’ennemi que la question du cessez-le-feu ne serait pas discutée lors des négociations.
17- L’abstention de publier un communiqué sur le déroulement de la première séance de négociation, en dépit de la violation de l’accord par l’ennemi qui a publié un communiqué de manière indépendante.
18- La non-publication d’un communiqué pour démentir ou confirmer l’engagement du mandat envers le document publié par le département d’État américain en tant qu’accord entre le Liban et l’entité occupante, lequel garantit exclusivement à l’occupation le droit à la légitime défense.
19- Le silence pendant sept jours face à la destruction systématique des villages de première ligne par l’ennemi, suivi de la demande adressée à l’ambassadrice d’inclure cette question parmi les points de négociation, et la non-publication d’un communiqué sur le déroulement des négociations lors de la deuxième séance (23/4), malgré la poursuite des opérations de destruction systématique.
20- La soumission aux menaces de l’occupation d’interdire l’approche du lieu où la journaliste Amal Khalil a été ciblée dans le village de Tireh, la laissant pendant des heures sous l’effet de sa blessure jusqu’à son martyre.
-Après l’imposition par l’Iran du cessez-le-feu au Liban
21- Le passage du refus des négociations directes à l’engagement dans des négociations directes avec l’occupation sous parrainage américain.
22- L’acceptation de la création de « zones pilotes » dans des localités non occupées au lieu de conditionner préalablement le retrait israélien.
23- Le découplage du front libanais des négociations iraniennes et l’acceptation d’une supervision américaine sur le système de sécurité.
24- La poursuite des négociations malgré la continuation des agressions israéliennes et la destruction des villages du Sud.
25- La persistance dans les négociations malgré le fait que l’occupation lie le retour des habitants de la bande frontalière au désarmement de la Résistance.
26- L’acceptation d’une formule conditionnant le retrait israélien par le démantèlement des armes de la résistance sur l’ensemble du territoire libanais.
27- L’acceptation pratique des zones pilotes, ce qui permet le maintien de l’occupation dans la « ceinture de sécurité » sans horizon temporel précis.
28- L’arrêt du processus juridique et politique visant à demander des comptes à l’occupation pour ses crimes, conformément à la clause (13) de l’accord.
29- L’omission de demander des comptes à l’occupation en échange de l’inclusion dans l’accord de clauses condamnant l’Iran et son soutien à la Résistance.
30- L’octroi d’un rôle direct aux États-Unis dans la supervision de la sécurité libanaise et le fait de lier la reconstruction à la mise en œuvre des engagements sécuritaires.

