Cette réunion doit leur permettre, selon l’organisation, « d’évaluer la situation, de renforcer la coordination transfrontalière, d’accélérer le soutien aux pays touchés et de consolider la préparation à l’échelle du continent ». Cette « mobilisation collective » ne va pas forcément de soi, alors que la propagation du virus menace de créer des frictions diplomatiques. Le cas de la patiente dépistée positive au Nigeria ‘a montré : beaucoup de questions subsistent sur l’origine de sa contamination.
Cette épouse de diplomate venait de passer deux semaines en Ouganda. Officiellement, ce pays est pourtant débarrassé du virus Ebola depuis fin août. La patiente est désormais prise en charge en Suisse. Elle a pu être contaminée « n’importe où », selon le directeur de l’Africa CDC, qui estime que la propagation du virus a montré que les contrôles aux frontières ne sont « pas au niveau ».
Mardi 27 octobre, les autorités sanitaires ont annoncé que la barre des 10 000 malades d’’Ebola confirmés avait été dépassée, la grande majorité d’entre eux en République démocratique du Congo. Cinq mois après le début de cette nouvelle épidémie, on compte près de 5 000 décès au total. En RDC, le taux de mortalité avoisine 50 %, selon l’Institut congolais de la santé publique. Au Kenya, plusieurs cas contacts sont encore en observation, après la détection de neuf cas positifs et le décès de deux de ces malades.

