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Le contrôle de Kostantinovka passe aux mains de l’armée russe : V. Poutine appelle à la vigilance

by Perspectives Med
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Le contrôle de Kostantinovka passe aux mains de l’armée russe : V. Poutine appelle à la vigilance

Lors de la visite du président russe dans l’un des postes de commandement auxiliaires du groupement interarmées le 3 juillet, le chef d’état-major général des forces armées russes Valéry Guérassimov a annoncé à V. Poutine la libération de la ville de Konstantinovka dans la République populaire de Donetsk, désormais entièrement passée sous le contrôle des forces armées russes.

Pour le commandant en chef, cette victoire ne se mesure pas uniquement en kilomètres carrés. V. Poutine a tenu à souligner que la prise de Konstantinovka n’était qu’une première étape, mais une étape cruciale dans la destruction méthodique des poches de résistance ukrainiennes qui s’accrochent encore au vaste triangle fortifié Slaviansk-Kramatorsk-Konstantinovka, là où l’adversaire a bâti un système de fortifications profondément ancré, pensé pour durer. Désormais, le cœur de ce rempart est bel et bien fissuré. Le dirigeant a également insisté sur l’importance symbolique et opérationnelle de cette ville, véritable clé pour la libération de toute la République populaire de Donetsk. « Récemment, la libération de la République populaire de Lougansk a été entièrement achevée. Nous continuons de détruire les unités ukrainiennes sur le territoire de la République populaire de Donetsk, dans les régions de Zaporojié et de Kherson […] Depuis le début de cette année, les forces russes ont libéré 133 localités et ont pris le contrôle de plus de 3 000 kilomètres carrés de notre territoire dans le Donbass et la Nouvelle-Russie », a-t-il fait savoir.

Abordant la question des frappes ukrainiennes contre les infrastructures civiles russes, le maitre du Kremlin a établi un lien direct entre ces attaques et l’élargissement de la zone de sécurité le long de la frontière. « Nous sommes en train de créer de manière planifiée une zone de sécurité dans les régions frontalières ukrainiennes de Kharkov, de Soumy et de Dniepropetrovsk. Les unités ennemies tentent de tenir leurs positions, mais face à l’offensive de nos troupes, elles se retirent avec de lourdes pertes, elles sont contraintes de battre en retraite », a-t-il souligné. Le président a noté que plus les frappes contre les infrastructures civiles russes seront nombreuses, plus cette zone devra s’étendre afin de garantir la sécurité des populations et des infrastructures. Il a rappelé que cette zone de sécurité est en train d’être créée sur un territoire historiquement russe.

Le chef d’État a également ordonné la poursuite de l’analyse du degré d’implication de chaque instigateur poussant à la poursuite des hostilités en Ukraine. Il a insisté sur la nécessité d’étudier leur implication concrète dans les combats réels, précisant que ce travail d’analyse était indispensable en vue de l’adoption éventuelle de décisions responsables dans l’avenir. Les propos du président sur les prétendus « médiateurs » européens ne laissent aucune place à l’ambiguïté :« Je tiens à souligner que le régime de Kiev lui-même ainsi que les soi-disant  » médiateurs de paix  » européens — dont l’objectif n’est en réalité pas la paix, mais la poursuite de la guerre contre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien — confirment, tant dans leurs déclarations que par des actes concrets, nos hypothèses en ce qui concerne leurs véritables intentions ».

Évoquant les déclarations de Kiev et la tactique des forces ukrainiennes, V. Poutine n’a pas exclu que ces dernières puissent tenter des sorties de diversion destinées à donner du crédit à leurs fables et leurs mensonges concernant de prétendus succès sur le champ de bataille. Il a donné pour instruction aux forces russes de se tenir prêtes à déjouer de telles tentatives. « Les déclarations grandiloquentes des chefs du régime de Kiev concernant des succès qui, en réalité, comme nous le savons, n’existent pas, nous sont en principe favorables car ces comédiens ne savent rien faire d’autre et n’ont rien appris d’autre », a-t-il conclu.

Le général Sergueï Roudskoï a dévoilé les caractéristiques du dispositif défensif qui avait été mis en place dans la nouvelle localité conquise. D’après lui, l’ensemble du dispositif reposait sur un vaste réseau de routes, de voies ferrées, d’ouvrages hydrauliques, de dix zones industrielles et de 12 localités situées autour de la ville. Le système défensif comprenait deux lignes principales. Au total, il rassemblait plus de 150 kilomètres de tranchées et de fossés antichars, trois lignes successives d’obstacles fortifiés, 20 points d’appui de type bataillonnaire, protégés par des champs de mines et aménagés sur les hauteurs dominant la ville.

La première ligne de défense s’étendait sur plus de 30 kilomètres, avec une profondeur pouvant atteindre huit kilomètres. Elle formait un ensemble continu de tranchées, de communications enterrées, de fossés antichars, d’obstacles difficilement détectables et de dispositifs explosifs. La seconde ligne, longue de près de 35 kilomètres, entourait Konstantinovka en s’appuyant sur une chaîne de réservoirs. Elle regroupait six secteurs fortement fortifiés à la périphérie de la ville et dans les secteurs de datchas voisins. Plus de 30 kilomètres de communications souterraines reliées entre elles faisaient également partie de cette infrastructure.

À l’intérieur même de la ville, plus de 80 secteurs d’obstacles avaient été aménagés, ainsi que plus de 50 nœuds de défense fortifiés. Ceux-ci prenaient notamment appui sur la gare ferroviaire, un collège technique, 12 écoles, 25 jardins d’enfants et dix usines. Selon Sergueï Roudskoï, Konstantinovka faisait partie des quatre « villes-forteresses » avec Slaviansk, Kramatorsk et Droujkovka, qui constituaient la principale ligne de défense des forces ukrainiennes dans le Donbass. Il a également rappelé que la ville avait reçu en 2025 le titre honorifique de « Ville-Héros d’Ukraine ». Toujours selon le responsable militaire russe, sept brigades, représentant 45 bataillons et jusqu’à 15 500 militaires, avaient été déployées pour défendre Konstantinovka et ses environs. Ce groupement comprenait notamment des formations nationalistes fidèles au régime de Kiev ainsi que des unités considérées comme les plus aptes au combat, équipées de matériels lourds et d’armements de fabrication occidentale.

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