Massad Boulos a également affirmé que « les discussions au Forum d’Oslo sur le Sahara occidental ont été fructueuses, soulignant l’importance d’une diplomatie soutenue pour résoudre ce conflit de longue date. Conformément à la mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, un dialogue pragmatique, une volonté politique et des compromis restent essentiels pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui favorise la stabilité et la prospérité régionales ».
En marge du Forum d’Oslo, M. Boulos s’est entretenu avec Staffan de Mistura, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental. Ils ont également rencontré ensemble Andreas Motzfeldt Kravik, vice-ministre norvégien des Affaires étrangères, pour discuter des perspectives de résolution de ce conflit régional.
Rappelons que S. De Mistura s’est rendu, les 7 et 8 juin, dans les camps de Tindouf, où il a notamment rencontré le chef du Polisario.
A signaler par ailleurs que ce dernier a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour dénoncer ce qu’il présente comme des attaques marocaines visant des civils sahraouis. Le mouvement espère obtenir le soutien de la Colombie, qui préside l’instance durant le mois de juin. Cette requête a été formulée vendredi 12 juin dans une lettre de son représentant à New York, adressée au président du Conseil de sécurité.
Dans son courrier, Mohamed Ammar affirme que des drones et des tirs d’artillerie marocains ont visé des véhicules civils dans la région de Glibat al-Foula. Il assure que l’attaque « a entraîné la destruction complète de véhicules civils et causé d’importants dégâts matériels ».
« Ces actes criminels marocains ont eu lieu lors de la visite de l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental », a également souligné le représentant du Polisario à New York. M. Ammar estime que cette situation est une « menace pour la stabilité régionale » et affirme que « le Conseil de sécurité ne peut rester silencieux face aux actions déstabilisatrices du Maroc qui compromettent la paix et la sécurité régionales ». Il a aussi appelé « tous ceux qui ont exprimé leur profonde inquiétude face au ciblage des civils », faisant référence à la condamnation internationale de l’attaque de Smara, à maintenir leur position, soulignant que « le droit international humanitaire doit s’appliquer à tous sans exception, sans sélectivité et sans discrimination ».
La démarche intervient quelques jours après la mort de Lahbib Mohamed Abdelaziz, membre du Polisario, éludée dans le courrier. Selon la version officielle du Front, celui-ci participait avec trois autres combattants à la préparation d’une opération contre des positions des FAR.
Pour rappel, depuis qu’il a annoncé, le 13 novembre 2020, ne plus se considérer lié par le cessez-le-feu conclu en 1991 sous l’égide de l’ONU, le Front Polisario cherche régulièrement à porter devant les instances internationales les incidents survenus à l’est du mur de défense marocain.

