Le ministère libanais de la Santé a confirmé dans un communiqué que « le raid de l’ennemi israélien sur la localité de Bshamoun, dans le district d’Aley, a fait, 3 martyrs, dont une fillette de 3 ans et 4 blessés ». Des séquences filmées ont montré l’incendie se déclarant dans l’appartement ciblé, tandis que les équipes de secours et de pompiers se dépêchaient sur les lieux. Et puis les agressions israéliennes contre les localités du district de Tyr ont fait deux martyrs et cinq blessés à Selaa, et trois martyrs à Srifa.
Le correspondant d’Al-Manar a en outre rapporté qu’un « drone a mené un raid ennemi sur un appartement résidentiel situé dans un immeuble appartenant à la famille Kaouch, dans le camp de Mieh Mieh, à l’est de la ville de Saïda. L’agression a causé deux martyrs et fait plusieurs blessés, provoquant également un incendie dans l’appartement ciblé et des dégâts dans de nombreux logements et bâtiments voisins. » Il a également rapporté que l’aviation de combat ennemie a ciblé la zone située entre Kafra et Deir Amess. L’ennemi israélien a aussi mené des frappes aériennes entre les localités de Selaa et Al-Shihabiyah, ainsi qu’entre Jouaiya et Al-Majadel.
Ces agressions surviennent alors que l’ennemi a ciblé le pont de Dallafa durant la nuit pour la deuxième fois, entraînant sa destruction totale. Dans l’après-midi, une agression israélienne au drone a visé les localités de Harouf et Jebchit, dans le district de Nabatieh. En plus de tirs d’artillerie sionistes ciblant les villages de Chakra, Baraachit, dans le district de Bint Jbeil, ainsi que la ville de Khiyam et la périphérie de Marjayoun.
Par ailleurs, l’aviation israélienne avait pulvérisé dans la nuit de lundi à mardi la station-service Al-Amana aux abords de Rachidieh, dans le district de Tyr, au sud du Liban. Peu auparavant, une série de violents raids lundi soir et mardi à l’aube ont secoué plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth. Des images ont montré d’épaisses colonnes de fumée s’élevant au-dessus des quartiers de Bir al-Abed, Al-Ruways (périphérie d’Al-Manshiyya), Haret Hreik, l’autoroute Sayed Hadi, Sainte-Thérèse et Bourj al-Barajneh.
En face, la résistance islamique a assuré qu’après avoir repéré un groupe de soldats ennemis israéliens à l’intérieur d’une maison dans la localité de Qawzah, ses combattants les ont pris pour cible avec un missile guidé, réalisant un coup direct. Depuis dimanche, la résistance islamique au Liban a revendiqué 117 opérations anti-israéliennes. Dans l’infographie diffusée par sa tribune médiatique Média de guerre, elle précise que 63 opérations ont été réalisées dimanche 22 mars, dont 37 dans les territoires libanais et 26 en territoire palestinien occupé.
Au cours de ces opérations, elle a visé 8 bases et casernes, 4 positions récemment établies en territoire libanais, 11 positions frontalières, 7 villes et colonies. Elle indique aussi avoir affronté 33 tentatives de progression de l’armée ennemie. Dans le bilan de lundi, il est question de 54 opérations dont 25 en territoire libanais et 29 en territoire palestinien occupé.
Pendant ces opérations ont été visées 2 bases et 6 casernes militaires israéliennes. L’une de ces casernes est celle de Liman située au nord de la colonie de Nahariyya. Deux positions récemment établies et 15 positions frontalières ont aussi été visées. Six villes et colonies ont aussi essuyé les tirs du Hezbollah et 23 tentatives de progression de l’armée d’occupation ont été affrontées.
Le centre israélien « Alma » a rapporté que depuis le 2 mars « 779 vagues d’attaques ont été lancées par le Hezbollah ». Yediot Ahronoth estime que ce chiffre constitue une moyenne bien élevée.
Média de guerre a en outre diffusé les images du ciblage avec une salve des roquettes d’un rassemblement de militaires ennemis israéliens dans la position de Misgav Am et la colonie de Zar’it au nord de la Palestine occupée, le 22 mars. Dans ses communiqués, la Résistance islamique a réaffirmé son engagement à défendre son territoire et son peuple face à la poursuite des attaques de l’occupation israélienne, soulignant que ses opérations ciblent des sites militaires en réponse à ces attaques et pour empêcher l’ennemi de poursuivre son agression contre le Liban.
Sur le plan politico-diplomatique, le Liban se déchire toujours. Ainsi, l’ambassadeur d’Iran à Beyrouth, Mohammad Reza Sheibani, a été déclaré persona non grata et lui a demandé de quitter le pays d’ici le 29 mars, a annoncé le ministère libanais des Affaires étrangères. Dans un communiqué écrit, le ministère a indiqué que l’ambassadeur iranien avait été convoqué au ministère, où il lui a été notifié que son accréditation avait été annulée et qu’il devait quitter le territoire libanais avant la date fixée. Le communiqué précise également que l’ambassadeur du Liban à Téhéran, Ahmed Sweidan, a été rappelé pour consultations, en raison de ce que Beyrouth a qualifié de « violation par les autorités iraniennes des normes diplomatiques et des pratiques établies entre le Liban et l’Iran ». Le vice-président du Conseil chiite suprême cheikh Ali al-Khatib a rejeté la décision du ministère libanais des Affaires étrangères d’expulser l’ambassadeur iranien, exigeant son annulation et affirmant qu’il s’agit d’une décision illégitime qui nuit aux intérêts du Liban.
