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Le Pentagone porte assistance à l’armée libanaise : Une aide conditionnée  au désarmement du Hezbollah

by Perspectives Med
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Le Pentagone porte assistance à l’armée libanaise : Une aide conditionnée  au désarmement du Hezbollah

Le Pentagone a expliqué dans un communiqué que ce programme « fournira aux forces armées libanaises les capacités nécessaires pour effectuer des patrouilles, retirer et éliminer en toute sécurité les munitions non explosées (UXO) et démanteler les caches d’armes du Hezbollah, en soutien à la cessation des hostilités déclarée en novembre 2024 entre le Liban et Israël ».

Cheikh Naïm Qassem, secrétaire général du Hezbollah, a indiqué mercredi que « les Américains souhaitent désormais désarmer soit pacifiquement, c’est-à-dire par l’intermédiaire de l’État libanais et la reddition, soit militairement par l’intermédiaire de l’État libanais ou par une intervention directe ». Il a estimé que « cela indique qu’ils n’ont plus qu’un seul objectif : priver le Liban de sa force et de ses capacités afin qu’il devienne une cible facile sous la bannière du projet du Grand Israël. » Comme il a souligné que Washington « conspirait totalement avec Israël », ajoutant que « les USA veulent s’emparer du Liban et donner à Israël ce qu’il veut. Ne soyez pas surpris que les USA soit prêts à céder tout le Liban à Israël. Ils ont renoncé à la garantie qu’ils avaient donnée concernant le retrait d’Israël, dans l’espoir de contrôler le Liban. »

contre le pays du Cèdre.

Un drone israélien a pris pour cible une moto sur la route Aïn Baal-Aytit dans le casa de Tyr, faisant un martyr, rapporte le correspondant d’Al-Manar au Sud-Liban. Plus tard, c’est la correspondante d’Al-Mayadeen qui a rapporté, de son côté, un ciblage identique dans la région. Par ailleurs, l’armée israélienne a fait exploser à l’aube une école pour handicapés dans le quartier Abou Tawil dans la localité de Aïta al-Chaab. L’institution a été fortement endommagée. Plus, les raids sionistes contre les bulldozers déployés dans le sud-Liban pour déblayer la région, après la dernière confrontation avec la résistance libanaise.  

C’est dans ce contexte tendu que Jean-Yves Le Drian, envoyé spécial du chef d’État français pour le Liban, a entamé une nouvelle mission à Beyrouth. L’ancien ministre des Affaires étrangères s’est entretenu, jeudi, avec le président libanais Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri. Ces rencontres s’inscrivent dans la perspective de deux conférences internationales que la France souhaite organiser à Paris : l’une sur la relance économique du Liban, l’autre sur le renforcement des capacités de l’armée nationale, selon la presse libanaise.

Au cœur des discussions figure une proposition portée par les autorités militaires et politiques visant à ramener l’ensemble des armes sous le contrôle de l’État. Ce principe, soutenu par plusieurs partenaires étrangers, est considéré comme une étape indispensable pour garantir la souveraineté libanaise et favoriser le retour de la stabilité.

Récemment, le président Joseph Aoun a souligné que les réformes économiques, institutionnelles et financières sont devenues une exigence intérieure autant qu’internationale. Il estime qu’elles constituent « le seul chemin viable vers la reprise nationale », dans un pays enfoncé dans la crise depuis 2019.

Nawaf Salam, Premier ministre, a de son côté insisté sur la nécessité d’un nouveau pacte de confiance entre les citoyens et l’État. Il a défendu l’engagement de son gouvernement en faveur de la transparence, de la lutte contre la corruption et de la reconstruction des services publics.

La France réaffirme, de son côté, sa volonté de soutenir le Liban, tout en conditionnant cette aide à des avancées concrètes sur le terrain. J-Y. Le Drian avait rappelé, au cours de ses entretiens précédents, que l’aide internationale ne pourra se matérialiser que si le Liban sort de l’impasse politique et amorce des réformes structurelles. Ce retour de la diplomatie française à Beyrouth intervient dans un contexte où les divisions internes continuent de paralyser les institutions, et où les tensions à la frontière sud, notamment avec Israël, ravivent les inquiétudes internationales.

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