L’USFP plaide pour une révision en profondeur du découpage électoral. La formation socialiste recommande ainsi de regrouper les circonscriptions dans les grandes villes en une seule, afin de réduire le nombre de sièges parlementaires urbains et de les réallouer à l’augmentation de la représentativité féminine.
L’USFP plaide pour une moralisation nécessaire du scrutin. Ainsi, le fait d’imposer aux candidats l’obligation de présenter un justificatif de paiement de leurs impôts serait de nature à garantir que seuls les citoyens respectueux de leurs devoirs fiscaux puissent siéger au Parlement. Le parti insiste également sur le maintien du vote en présentiel, rejetant l’idée d’un recours au vote électronique.
Pour stimuler la participation politique, l’USFP recommande de simplifier le processus électoral en rendant le droit de vote directement lié à la carte nationale (CIN), sans passer par l’inscription préalable sur les listes électorales. L’objectif affiché est d’élever sensiblement le taux de participation lors des prochains scrutins.
La promotion des femmes en politique est le point d’orgue qui distingue le mémo des partisans de D. Lachgar puisque l’USFP suggère de réserver 132 sièges à la Chambre des représentants exclusivement aux femmes, en plus de l’obligation faite aux partis de présenter 50 % de candidatures féminines dans les circonscriptions locales. Le parti milite également pour l’instauration de listes provinciales dédiées aux femmes, en remplacement des listes régionales, jugées moins équitables.
Avec ces réformes, les socialistes entend consolider le principe constitutionnel de la parité et offrir aux femmes une place plus visible au sein de l’hémicycle, tout en modernisant et assainissant le processus électoral.
