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Guerre en Ukraine : Washington s’active auprès de Moscou. Le duo franco-britannique fait dans la résistance

by Perspectives Med
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Guerre en Ukraine : Washington s’active auprès de Moscou. Le duo franco-britannique fait dans la résistance

Ni les États-Unis ni les autres États membres de l’Alliance atlantique ne soutiennent l’idée d’accorder à l’Ukraine l’adhésion à l’OTAN, a ajouté M Waltz tout en avançant que l’adhésion permanente à ladite alliance était « incroyablement improbable » pour l’Ukraine. Le conseiller du président US a affirmé que ceux qui contestaient les réalités territoriales du conflit ukrainien, en espérant « expulser les Russes » vivant sur ces territoires, risquaient de provoquer une troisième guerre mondiale.

The Independent, quotidien britannique, a relevé en citant des sources ukrainiennes, que Kiev avait accepté que la ligne de contact actuelle soit gelée et que certains des territoires ukrainiens perdus restent sous le contrôle de la Russie dans le cadre du cessez-le-feu, mais que la cession de territoires supplémentaires constituerait une ligne rouge pour l’Ukraine. De son côté, Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, a annoncé dimanche, lors d’une interview accordée à CNN, qu’un entretien téléphonique entre les présidents de la Russie et des États-Unis, Vladimir Poutine et Donald Trump, était prévu la semaine prochaine. Il a précisé que sa rencontre avec le chef d’État russe au Kremlin dans la soirée du 13 mars avait duré trois à quatre heures et s’était déroulée dans un climat « positif », la qualifiant de « discussion fondée sur la recherche de solutions ». Interrogé sur la date à laquelle pourrait être conclu un accord de cessez-le-feu, S. Witkoff a fait savoir que « le président [américain] évoque un délai de plusieurs semaines et je partage son avis. J’espère vraiment que nous allons voir de réels progrès en la matière. » Concernant la position russe par rapport à la conclusion d’un accord du cessez-le-feu, Iouri Ouchakov, conseiller présidentiel, a clairement affirmé que la Russie était contre la proposition d’un cessez-le-feu temporaire de 30 jours, qui avait été discutée à Djeddah entre les États-Unis et l’Ukraine. Il a souligné que cette initiative ne servirait qu’à accorder un répit aux forces ukrainiennes, leur permettant de regrouper leurs troupes et de poursuivre le conflit dans de meilleures conditions. Il a également affirmé qu’un accord de paix devrait prendre en compte les préoccupations légitimes de la Russie. « Notre objectif est un règlement pacifique à long terme, nous nous y efforçons, un règlement qui prenne en compte les intérêts légitimes de notre pays. Il me semble que personne n’a besoin de mesures simulant des actions pacifiques dans cette situation »,a-t-il fait savoir.  Dans le même temps, il a déclaré qu’une rencontre entre V Poutine et D. Trump serait organisée dès que le besoin s’en ferait sentir. Il a également souligné que la partie russe se préparait à cette rencontre.

L’Elysée manœuvre

En France, Emmanuel Macron a accordé samedi à plusieurs journaux régionaux, un long entretien au cours duquel il a réaffirmé que l’Ukraine était « souveraine ». « Si l’Ukraine demande à des forces alliées d’être sur son territoire » dans le cadre d’un accord de paix, « ce n’est pas à la Russie d’accepter ou pas », a-t-il affirmé.

D’après lui, la France ne se déploiera pas seule dans la mesure où « de nombreux États européens et non-européens sont prêts à participer ». Le Parisien rapporte que le « plan franco-britannique en cours de finalisation » prévoit de « déployer quelques petits milliers d’hommes par nation, dans des points clés, pour faire des programmes d’entraînement ». Le but est de « montrer notre soutien dans la durée », assure le Président français.

Si d’autres pays européens pourraient éventuellement se joindre à la France et au Royaume-Uni, Giorgia Meloni, Première ministre italienne, a fermement rejeté le plan franco-britannique de déploiement de soldats sur le sol ukrainien. « C’est très difficile à mettre en œuvre, je ne suis pas sûre de son efficacité, c’est pourquoi nous avons annoncé que nous n’enverrons pas de soldats italiens en Ukraine », a-t-elle déclaré. Elle « a confirmé que l’Italie entend continuer à travailler avec les partenaires européens et occidentaux ainsi qu’avec les États-Unis, pour définir des garanties de sécurité crédibles et efficaces [pour l’Ukraine] », selon un communiqué du gouvernement italien. La présidente du Conseil a cependant réaffirmé « que la participation nationale à une éventuelle force militaire sur le terrain n’était pas envisagée ».

Réagissant aux propos d’E. Macron selon lesquels l’Ukraine était « souveraine » et qu’il n’appartenait pas à V. Poutine de décider de l’intervention de l’OTAN sur le terrain, Rodion Mirochnik, ambassadeur russe pour les crimes de guerre à Kiev, a déclaré que le président français cherchait « un prétexte pour s’impliquer en Ukraine et réviser la loi à sa guise ».

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