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Une délégation du Congrès US à Rabat : Alger tente d’amadouer les Américains

by Perspectives Med
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Une délégation du Congrès US à Rabat : Alger tente d’amadouer les Américains

T. Kelly a également mis en avant la profondeur des relations historiques entre le Royaume du Maroc et les États-Unis, rappelant que le Maroc fut « le premier soutien » à l’indépendance américaine, précise la même source. Il a par ailleurs salué des liens bilatéraux marqués par « 250 ans de partenariat et d’amitié ».

T. Kelly est notamment membre des commissions des forces armées, du renseignement et des opérations spéciales. Il préside également la sous-commission des forces navales.

Le même jour, la délégation du Congrès US a rencontré, à Rabat, Abdeltif Loudyi, ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense Nationale, et le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces Armées Royales et commandant la Zone Sud, Les deux parties ont passé en revue l’état de la coopération dans le domaine de la défense, marqué notamment par la tenue régulière du Comité consultatif de défense maroco-américain, dont la 14e réunion s’est tenue à Washington au mois d’avril dernier. Une session marquée par la signature d’un nouvel accord de coopération militaire d’une durée de dix ans.

Cette visite intervient dans un climat maghrébin toujours tendu par le désavoué entre Alger et Rabat et l’appui apporté par le système algérien aux séparatistes du Polisario qui ont attaqué la ville de Smara il y a quelques jours. Pour tenter d’amadouer la partie américaine, Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères, a couvert d’éloges l’administration Trump pour son rôle actif dans le règlement de la question du Sahara. Plus, il a assuré que son pays accueillait « favorablement » l’initiative américaine, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre.

Les projectiles tirés, le 5 mai, par le Polisario sur la ville de Semara ont généré une réaction d’ampleur de l’administration US, poussant les dirigeants algériens à chercher à apaiser l’ire américaine, notamment après les griefs formulés par Duke Buchan, ambassadeur accrédité à Rabat, contre le refus du Front de s’engager dans un nouveau round de discussions sur le Sahara.

Les déclarations d’A. Attaf ont été précédées par des démarches entreprises par Sabri Boukadoum, ambassadeur algérien à Washington, auprès de son ancienne collègue américaine, Elizabeth Moore-Aubin. Les deux diplomates se sont rencontrés lors d’une réunion organisée, le 16 mai à Washington, par l’US Business Council Algeria.

Quelques jours après cette réunion, le pouvoir algérien a officiellement écarté, jeudi 21 mai, le général Abdelkader Aït Ouarabi des services des renseignements intérieurs, pour le remplacer par le général Mounir Zahi. Cet officier de l’armée de l’air est considéré comme très proche des Américains. Il avait d’ailleurs coprésidé, en décembre 2023 à Alger, avec Jennifer Zakriski, ancienne sous-secrétaire américaine à la Défense par intérim, et en présence d’Elizabeth Moore-Aubin, une session du Dialogue stratégique Algérie-Etats-Unis, consacrée à la coopération militaire. Nommé numéro deux des renseignements intérieurs en décembre dernier, M. Zahi a vu sa promotion accélérée par l’attaque de Smara, alors que le général « Hassan » déboulonné n’aura même pas passé une année complète à la tête du service.

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