Dans un communiqué, l’ONG précise que tous les expulsés étaient des hommes, concernés par cette opération bénéficiant au troisième groupe depuis le début de l’année courante. La plupart sont originaires d’Oujda, de Nador, de Selouane, de Tanger, de Taza, de Taounate, de Fès, de Meknès, de Guelmim, de Laâyoune et d’Azilal. Il s’agit de la troisième opération du genre, depuis le début de l’année. Les données de terrain révèlent une réalité de plus en plus complexe, pour des centaines de familles marocaines qui suivent le sort de leurs proches détenus ou bloqués en Algérie, avec des défis juridiques et humanitaires croissants.
Par ailleurs, l’association a révélé traiter plus de 550 cas de migrants marocains dans diverses situations, dont plus de 120 en attente d’expulsion. Il s’agit de détenus, dont certains condamnés à des peines dépassant 10 ans de prison, ou d’autres placés en détention administrative, en attente de l’achèvement des procédures légales.
Dans ce cadre, l’association a fait état de correspondances envoyées aux autorités algériennes pour une amnistie générale complète. Elle se prépare également à prendre attache avec les ministères de la Justice et de l’Intérieur en Algérie, pour obtenir la libération de tous les détenus marocains, ainsi que les migrants des pays d’Afrique subsaharienne. Comme elle a également demandé la remise des dépouilles de six Marocains décédés, dont les corps se trouvent dans les morgues de Tlemcen, Oran et Béchar.
