Originaire du Maroc, D. Rouach qui fait figure d’acteur clé du lancement, en janvier 2021, de la Chambre de commerce Israël-Maroc, visant à dynamiser les échanges économiques bilatéraux, n’est pas aveugle. Tout en faisant cas de « la pression populaire au Maroc » contre la politique israélienne dans les territoires palestiniens, D. Rouach a averti des risques d’une évolution trop rapide des liens rétablis le 10 décembre 2020, entre Rabat et Tel-Aviv. Opposition populaire qui n’a pas entravé, selon lui, la coopération militaire et sécuritaire entre les deux nations, renforcée par un accord signé en novembre 2021 à Rabat.
Malgré la guerre génocidaire à Gaza, D. Rouach a affirmé que des ministres marocains lui ont assuré la détermination du royaume à « ne pas faire marche arrière ». « Les Marocains ont respecté l’accord-cadre avec les Israéliens. Ce qui est vraiment extraordinaire », a-t-il souligné. Nul besoin de rappeler à ce stade que la politique étrangère du Maroc n’est pas l’œuvre de responsables gouvernementaux plus qu’elle n’est conçue et projetée au niveau du Méchouar.

