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En renforçant les rangs du PAM : F. Lekjaa focalise déjà les critiques

by Perspectives Med
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En renforçant les rangs du PAM : F. Lekjaa focalise déjà les critiques

Lors de l’ouverture de la session du conseil national du PAM, à Oulja, à Salé, Fatima-Zahra Mansouri, coordinatrice nationale, a annoncé samedi l’intégration par la grande porte du ministre délégué chargé du Budget dont la participation a représenté le point d’orgue de l’assemblée. Il faut dire que la direction du PAM s’est attelée, depuis plusieurs semaines, à préparer le parachutage de cet acteur qui a déjà fourbi ses armes au service de l’Istiqlal, avant de se rallier à la cause du RNI.

L’entrée en lice du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) dans la cour des Cadors du PAM, ou de ce qui en reste, est assimilée comme un atout majeur. Ceci est d’autant plus vrai que le PAM nourrit les ambitions de sortir vainqueur des législatives du 23 septembre. Le Jocker F. Lekjaa pourrait, dès lors, servir d’atout pour remporter la présidence du gouvernement assimilé, depuis des mois déjà, à l’exécutif du « Mondial 2030 » pour lequel le pays s’endette jusqu’au cou.

L’information n’a fait qu’un tour pour tomber dans less oreilles du RNI  qui tente, depuis Dakhla, à rallier le maximum de voix. Ses représentants les plus en vue, Rachd Talbi Alami comme Mohamed Oujar, n’ont pas hésité à tacler le PAM auquel on reproche de tenter de profiter d’un « mercato électoral » en se livrant à des « recrutements à la 90è minute ». Ces piques allaient s’avérer à bien des égards assez mesurées, venant d’un partenaire du PAM dans le triumvirat politique qui a dirigé la coalition au charbon depuis les dernières législatives de 2021. En effet, la charge du RNI ne saurait se mesurer à celle des dirigeants du PJD.

Pour Abdelilah Benkirane, présenter le PAM comme une alternative politique après l’expérience du gouvernement conduit par le RNI est « politiquement inacceptable », alors que son propre parti connaîtrait, selon ses termes, « un réveil et un retour en force ». L’ancien chef du gouvernement a estimé que, quel que soit le résultat des prochaines élections, « le véritable problème » demeurerait le PAM. « Peu importe qui sera le chef du gouvernement, le problème est le Parti authenticité et modernité, parce que c’est un parti corrompu. Regardez ceux qui sont en prison et ceux qui sont poursuivis dans des affaires de drogue », a-t-il déclaré. Plus, il a affirmé que le projet ayant présidé à la création du PAM visait à « détruire la dignité du peuple marocain, afin que plus personne ne puisse relever la tête ». Il a également établi un parallèle entre le PAM et le Rassemblement national des indépendants (RNI), estimant que les deux partis poursuivent une même logique « d’intérêt et de profit ». Il a toutefois accordé la palme d’Or au PAM jugé « pire dans ses pratiques », l’accusant de « s’en être pris à tout le monde, y compris aux hommes de l’État, aux gouverneurs et aux walis ».

Le secrétaire général du PJD a assuré que les récents rassemblements de sa formation rappellent la dynamique des campagnes électorales de 2015 et 2016. « Le seul ordre du jour d’une large partie des partis politiques aujourd’hui est de faire face à Abdelilah Benkirane et au Parti de la justice et du développement », a-t-il soutenu. Dans le même esprit, il a revendiqué une position centrale dans le paysage politique, affirmant que le PJD continue de donner le tempo du débat public. « Tous les partis copient le Parti de la justice et du développement. Il n’est pas normal que je me rende dans une région et qu’ils s’y rendent immédiatement après. Sont-ils des secrétaires généraux ou des « figues de Barbarie » ? », a-t-il lancé.

Pour le leader « islamiste », le changement ne peut intervenir qu’à travers une forte mobilisation électorale, lui qui a identifié « le contrôle » de la vie politique et « les rentes » comme les principaux obstacles auxquels le Maroc est confronté. À ses yeux, le boycott des élections revient de facto à soutenir « les corrompus et ceux qui contrôlent la scène politique et sociale ».

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