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Enquête sur l’interpellation mortelle d’A. Fakir : Les premiers éléments contestés par la Défense des policiers impliqués

by Perspectives Med
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Enquête sur l’interpellation mortelle d’A. Fakir : Les premiers éléments contestés par la Défense des policiers impliqués

L’examen médico-légal, réalisé vendredi dernier et ayant duré près de six heures, a mis en évidence la présence de « sang dans les poumons » ainsi que des « traces de compression pulmonaire », rapportent les médias italiens. Pour Fabio Anselmo, avocat de la famille de la victime, ces premiers résultats confortent la thèse d’une asphyxie provoquée par la pression exercée lors de l’interpellation. Selon lui, « la compression exercée par les deux policiers a entraîné un remplissage des poumons par le sang », provoquant le décès d’A. Fakir. L’avocat estime également que ces constatations corroborent les examens d’imagerie réalisés avant l’autopsie. Ceux-ci avaient déjà laissé apparaître une obstruction des voies respiratoires, attribuée au maintien prolongé de la victime, la poitrine plaquée contre l’asphalte pendant près de cinq minutes au cours de son immobilisation.

La défense des deux policiers conteste toutefois cette interprétation. Leur avocat, Gabriele Bordoni, affirme que l’expert mandaté par ses clients n’a relevé « aucun signe caractéristique d’une compression ayant empêché la respiration », ni traces de violences, ni fractures des côtes ou d’autres os susceptibles d’étayer cette thèse. Selon Me Bordoni, la présence de sang dans les poumons ne permet pas, à elle seule, de conclure à une mort provoquée par une compression thoracique. Il avance que « la compression des poumons pourrait être la conséquence des manœuvres de réanimation pratiquées par les secouristes ».

Les autorités italiennes avaient procédé vendredi à l’autopsie du corps d’A. Fakir, après la réalisation, la veille, d’un scanner (CT). Les premiers résultats de cet examen radiologique avaient déjà orienté les enquêteurs vers l’hypothèse d’un décès par asphyxie, les poumons de la victime s’étant remplis de sang sous l’effet d’une pression.

Des médias italiens ont également fait état de lésions constatées au niveau des voies respiratoires, attribuées au fait que le migrant marocain serait resté la poitrine comprimée contre le sol durant environ cinq minutes. Selon le quotidien italien Il Messaggero, les premières analyses indiquent que cette pression aurait provoqué un saignement au niveau des poumons, susceptible d’avoir entraîné la mort d’A. Fakir. Les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision les circonstances du décès et d’établir les responsabilités éventuelles.

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