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Maroc-Israël : Toujours pas de décision radicale de Rabat

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Alors que les Marocains qui battent le pavé pour dénoncer le génocide en cours dans la bande de Gaza, louent les initiatives courageuses du Brésil et de l’Afrique du Sud, notamment, ils sont toujours déboussolés par l’attitude de la diplomatie marocaine. Au-delà des dénonciation d’usage, et en des termes feutrés, de la barbarie israélienne, Rabat n’a même pas menacé de rompre définitivement avec Tel-Aviv !
Maroc-Israël : Toujours pas de décision radicale de Rabat

Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, a mis en garde, ce lundi 26 février à Rabat, contre « tout type de pratiques et décisions » qui pourraient accroître les tensions à Al Qods, pendant le mois de Ramadan. Elles pourraient aggraver la « tragique réalité vécue dans la bande palestinienne de Gaza », a-t-il prévenu lors du point de presse animé avec Stéphane Séjourné, son homologue français, en visite à Rabat.

Le chef de la diplomatie marocaine fait référence aux récurrentes incursions, pendant le Ramadan, des forces et des colons israéliens sur l’esplanade de la mosquée Al Aqsa à Jérusalem. Pour rappel le 6 avril 2023, les forces israéliennes avaient pris d’assaut l’enceinte d’Al Aqsa, tiré des grenades, brulé le Coran et procédé à des arrestations de centaines de fidèles palestiniennes.

Des violations condamnées, alors, par le ministère marocain des Affaires étrangères. « Le Royaume réitère son rejet de ce genre de pratiques qui ne font que compliquer et exacerber la situation dans les territoires palestiniens occupés et sapent les efforts visant à apaiser les tensions et rétablir la confiance », avait-on dénoncé via un communiqué.

Nul besoin de rappeler qu’il s’agit-là de positions a minima pour empêcher l’irréparable déjà en cours dans la bande de Gaza, mais aussi en Cisjordanie, alors que des décisions plus hardies doivent être prises pour ne serait-ce que rester en phase avec l’expression populaire qui voue aux gémonies et l’entité sioniste et ses protecteurs occidentaux.

Dans « Le Dernier Lion », livre commis par l’historien William Manchester, on prête à Winston Churchill, alors que l’empire était sur le déclin, une citation que les diplomates n’ignorent certainement pas : « le gouvernement avait le choix entre la guerre et le déshonneur ; il a choisi le déshonneur et il aura la guerre ». Une pique adressée à Neville Chamberlain, Premier ministre britannique, à l’issue de la conférence de Munich de 1938. Le reste de l’histoire suffira à donner pleinement raison au « Vieux lion » appelé à officier es qualité de chef de gouvernement d’un gouvernement britannique en proie au péril du nazisme rampant. Autant dire que les mises en garde n’ont de force que si elle sont accompagnées d’actions. En 2024, la diplomatie marocaine devrait faire preuve d’une plus grande pugnacité face aux ennemis de la paix…

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