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S. Séjourné à Rabat : Point de révolution sur le dossier saharien

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Stéphane Séjourné, ministre français des Affaires étrangères, s’est contenté d’affirmer lundi, à Rabat, le soutien « clair et constant » de Paris au plan d’autonomie marocain du Sahara. Reçu par Nasser Bourita, son homologue marocain, il a exprimé la volonté de progresser sur ce dossier en soutenant la position du royaume. « C’est un enjeu existentiel pour le Maroc. Nous le savons » a-t-il souligné, lors d’une conférence de presse conjointe. Sans pour autant oser franchir le Rubicon !
S. Séjourné à Rabat : Point de révolution sur le dossier saharien

« Le Maroc peut compter sur le soutien clair et constant de la France (…) Nous l’avons dit et je le redis aujourd’hui, peut-être avec plus de force : il est désormais temps d’avancer. J’y veillerai personnellement », a insisté S. Séjourné qui, il y a quelques mois de cela, était accusé par Rabat, lorsqu’il était chef du groupe parlementaire Renew au Parlement européen, d’avoir téléguidé une motion hostile au Maroc. En réponse aux questions des journalistes, il a par ailleurs affirmé l’importance d’« accompagner le développement » des provinces du sud, « en appui des efforts marocains ». D’autant plus que « le Maroc a beaucoup investi dans les projets de développement au bénéfice des populations locales et en matière de formation, d’énergies renouvelables, de tourisme, d’économie bleue liées aux ressources aquatiques », devait-il ajouter.

Cette visite officielle devrait permettre de tourner la page d’une succession de crises diplomatiques entre le Maroc et la France. Dans ce sens, le chef de la diplomatie française a proposé un partenariat « d’avant-garde » sur les 30 prochaines années. Celui-ci devrait être orienté vers les énergies renouvelables, la formation et l’innovation dans les écosystèmes industriels.

Du côté de son hôte marocain, Nasser Bourita, la France est toujours considérée comme « un partenaire distingué du Maroc sur les plans politique, économique et humanitaire ». Le Maroc et la France ont toute la légitimité et sont investis d’une responsabilité commune pour être au-devant de la réflexion sur le renouveau de l’Union pour la Méditerranée (UpM), a affirmé, lundi à Rabat, le ministre marocain des Affaires étrangères. « Le Maroc et la France doivent travailler ensemble pour faire renaître l’UpM qui se trouve aujourd’hui dans une situation de léthargie », a souligné N. Bourita lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue français, à l’issue de leurs entretiens.

Rappelant que le Maroc et la France ont joué un rôle clé dans le lancement de cette institution, N. Bourita a noté que le royaume a incarné l’UpM à travers deux secrétaires généraux successifs et qu’il est aujourd’hui « le seul pays du Sud qui contribue financièrement au budget de l’Union sans oublier que c’est le pays qui a présenté le plus de projets pour être labellisés UpM ».

Après avoir énuméré la multitude de crises, de conflits ouverts ou latents que connaît la région, le ministre a pointé cette « géopolitique de la peur et du rejet qui prime, avec parfois des raccourcis dangereux et qui a commencé par les pressions migratoires », au sein de la Méditerranée et qui impacte le fonctionnement de l’UpM.  Le ministre a donné l’exemple des produits agricoles venus du Sud qui font l’objet d’attaques multiples, alors que l’UE en tire un excédent important au détriment du Maroc. Le même constat est valable pour ce qui est du libre-échange à la faveur duquel l’UE réalise un excédent de 10 milliards d’euros. Il a dans ce même contexte pointé « la stratégie hésitante » de l’Union européenne (UE) vis-à-vis de son voisinage, estimant que cette posture est de nature à entraver toute relance du processus euroméditerranéen.
N. Bourita a enfin plaidé en faveur d’une appropriation par les pays membres de l’UpM de leur destin, loin de la mainmise notamment financière de la Commission européenne, appelant les pays du Sud à assumer leur responsabilité pour la relance de cette institution.

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