La rencontre s’est tenue en présence du général de corps d’armée, inspecteur général des FAR et commandant la zone Sud et du général de corps d’armée, commandant la Gendarmerie royale. Elle renforce l’engagement du Maroc envers la paix et la stabilité au Moyen-Orient en signant un accord pour participer à la Force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza.
Cette décision concrétise ainsi les engagements du Maroc en tant que membre fondateur du Conseil de paix, soulignant l’importance de la coopération et de la solidarité internationale. Dans ce sens, les différentes parties ont mis en avant l’expérience du royaume dans les opérations de maintien de la paix, mettant l’accent sur son rôle actif à l’échelle régionale et internationale.
Le déploiement d’officiers marocains, la contribution de la Gendarmerie royale et de la DGSN, ainsi que l’établissement d’un hôpital militaire de campagne témoignent de l’engagement concret du Maroc pour la paix dans la région.
A rappeler que des officiers marocains avaient déjà fait le déplacement en Palestine occupée pour évaluer la situation alors que l’armée israélienne continue sa guerre génocidaire contre les Gazaouis, mais pas seulement au regard de ce qui se passe aussi en Cisjordanie. Pourtant, voilà des mois qu’une trêve a été décidée par Donald Trump qui a lancé, par ailleurs, son fameux « Conseil de paix ». Le jour même de la réunion de Rabat, on a signalé le martyr de 4 palestiniens réfugiés sous une tente de fortune. Plus, dans la zone sous contrôle israélien, Tsahal ayant investi 70% du territoire de l’enclave palestinienne, le quartier égyptien qui comptait encore des maisons debout a été plastiqué.
Un rejet de plus
C’est pourquoi le Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation a exprimé son rejet de ce qu’il a qualifié de « promotion du déploiement de prétendues “forces de stabilisation” dans la bande de Gaza », dénonçant la participation marocaine. Selon lui, une telle démarche constituerait « un service gratuit rendu aux projets sionistes et américains » et irait à l’encontre de la position constante du peuple marocain, en faveur de la cause palestinienne et de sa résistance.
Dans un communiqué, le Front a condamné la poursuite de la guerre génocidaire menée par Israël, estimant qu’elle constitue une violation de l’accord de cessez-le-feu et un défi aux conventions internationales. Il a ajouté que les massacres quotidiens se poursuivent, de même que les attaques visant les civils, les infrastructures, les établissements de santé et les centres d’hébergement, ainsi que les assassinats de dirigeants de la résistance palestinienne, dans une tentative de « briser la volonté du peuple palestinien et d’anéantir sa résistance ».
Le Front a également dénoncé la poursuite de l’interception par Israël des dons humanitaires destinés à briser le siège imposé à la bande de Gaza, ainsi que la détention de militants internationaux solidaires. Il a estimé que ces agissements constituent une violation du droit international et traduisent la volonté de l’armée israélienne d’aggraver la situation.
Dans le même temps, le Front a salué la fermeté du peuple palestinien et la résilience de sa résistance, soulignant qu’en dépit de l’ampleur des sacrifices, celle-ci demeure capable de faire échouer les objectifs de l’occupation et incarne la volonté d’un peuple en lutte pour sa liberté et son indépendance.

