Plus tôt à l’aube, l’aviation de guerre ennemie a lancé une série de raids : un bâtiment résidentiel face à l’ancien lycée As-Sabbah à Nabatieh a été intégralement détruit, ainsi qu’une maison à Harouf. Des frappes ont aussi ciblé Jibchit et la colline d’Ali al-Taher à la périphérie de Nabatieh al-Faouqa. Une frappe ciblant un véhicule à Toul, près des puits de Fakhr al-Din (district de Nabatieh), a entraîné le martyre d’un père et d’une mère, et blessé leurs deux enfants de 9 et 15 ans. Par ailleurs, trois martyrs et un blessé sont à déplorer suite à la destruction d’une habitation par l’aviation ennemie à Borj Rahal, dans le district de Tyr.
À l’aube, des raids ont visé Safad el-Battikh et Hariss (district de Bint Jbeil), tandis que les villages du district de Tyr ont connu un survol intensif de l’aviation de guerre et des drones, ponctué de frappes sur Arzoun et Ghandourieh.
L’agression israéliennes s’est étendue à la Békaa occidentale : un raid sur Machghara a fait deux martyrs et cinq blessés selon un bilan préliminaire, tandis que des frappes sur Sohmar, Qilya et Zallaia ont provoqué la destruction de plusieurs habitations.
Entre-temps, le ministère de la Santé a affirmé que le raid de l’ennemi israélien sur les collines d’Ein Saadeh dimanche soir (Mont-Liban) a fait trois martyrs, dont deux femmes, et trois blessées. Tandis que le bilan définitif du raid contre le quartier de Jnah, au sud de Beyrouth, s’est élevé à cinq martyrs — dont une adolescente de 15 ans et deux ressortissants soudanais — et 52 blessés, dont huit enfants.
Sur le terrain, Média de guerre de la Résistance a diffusé les images d’un tir réussi contre un Hermes 450 pulvérisé par un missile antiaérien. Auparavant, il avait fait grand cas de l’embuscade menée dans la zone de Baïdar al-Nahr, dans la localité de Taybe au Sud-Liban, poussant le soldats israéliens à prendre la fuite. Dans le détail, la Résistance islamique au Liban a lancé, le 28 mars, une vaste offensive contre les forces de l’armée d’occupation qui progressaient au Sud-Liban, utilisant un feu nourri de missiles et d’obus de mortier. Rappelons que de hauts responsables de l’armée d’occupation ont qualifié la fuite des soldats israéliens d’« échec moral et de commandement », affirmant qu’un tel événement « n’aurait pas dû conduire à une retraite paniquée ».
Selon la Chaîne israélienne 12, l’attaque a causé la mort d’un parachutiste et trois blessés grièvement atteints.
La chaîne souligne que les critiques au sein de l’armée se concentrent sur le fait qu’après l’assaut du Hezbollah, « au lieu de stabiliser la situation ou de mener à bien la mission, le haut commandement a décidé d’un retrait rapide vers l’arrière, ordonnant l’abandon de plusieurs engins de génie militaire sur le champ de bataille ». Des sources de haut rang au sein de l’armée israélienne admettent à la Chaîne 12 qu’il s’agit d’un incident grave relevant d’un double échec, à la fois de commandement et opérationnel. Elles estiment que les critiques ne visent pas seulement les modalités du retrait, mais également les « décisions prises qui ont aggravé la situation et offert à la partie adverse une victoire morale ». La source a ajouté que l’abandon d’équipements de génie militaire en zone hostile est considéré comme un événement extrêmement exceptionnel, d’autant plus que ce matériel est susceptible de servir à l’ennemi.
Le Média de guerre de la Résistance a également diffusé, lundi, des images de l’opération menée par la Résistance islamique le 28 mars, ciblant à l’aide d’un drone d’attaque (suicide) une maison où étaient postés des soldats de l’armée de l’ennemi israélien à Wadi al-Ouyoun, au sud du Liban.
La Résistance islamique a revendiqué pour la première fois dimanche le tir de missile croisière contre un navire de guerre israélien qui bombardait les régions libanaises depuis 68 miles nautiques des côtes libanaises. Dans un communiqué, elle indique que la frappe a eu lieu vers 00 :05, rappelant les propos du martyr suprême sayed Hassan Nasrallah pendant la guerre de 2006 : « Regardez maintenant au large de la mer, le navire de guerre israélien qui agressait nos infrastructures, les maisons des gens et les civils regardez-le, il brûle ». Média de guerre n’a pas encore diffusé les images de cette opération et devrait le faire ultérieurement.
34 opérations
La résistance a revendiqué pour dimanche 34 opérations anti israéliennes : 4 contre des bases ennemies, une contre une caserne, 11 contre des colonies, 12 contre les tentatives de progression terrestre, et 5 contre des positions frontalières. Selon l’infographie de ces opérations, diffusée par Média de guerre, 13 d’entre elles ont visé de positions israéliennes en territoire libanais et 21 dans les territoires palestiniens occupés.
Des médias israéliens ont diffusé les images d’un drone du Hezbollah survolant la Galilée occidentale. Ils ont indiqué plus tard qu’un bâtiment à proximité de Akka (Acre) a été touché directement via un drone. Mais aucune image n’a exfiltré, ce qui fait croire que la censure militaire a interdit toute publication et que le site visé est sensible.
La chaine 12 israélienne a par contre diffusé les propos du commandant de Rafi Milo, Commandement Nord de l’armée ennemie israélienne, qui a admis avoir été surpris par « la capacité du Hezbollah à se reconstruire ». Selon l’enregistrement, R. Milo a répondu aux questions des habitants de la colonie de Misgav Am qui « se plaignaient d’avoir reçu des assurances selon lesquelles le Hezbollah avait été affaibli ». Il a indiqué que les premières évaluations suite à la guerre de 2024 au Liban concernant la neutralisation du pouvoir du Hezbollah étaient « excessivement optimistes », soulignant un écart évident entre ce que « l’armée » pensait après la fin de l’opération et la réalité actuelle sur le terrain. Il a toutefois fait part aux colons que « la plupart des roquettes sont tirées sur nous, sur l’armée israélienne ».
L’armée ennemie israélienne a révélé que plus de 60 militaires ont été blessés durant les trois derniers jours de combats au sud du Liban.
Après l’arrêt des combats en novembre 2024, l’armée ennemie israélienne a procédé à la destruction de tous les villages frontaliers et poursuivi ses raids contre plusieurs régions, violant des milliers de fois l’accord de cessez-le-feu au motif de traquer la résistance et de l’empêcher de se reconstruire. Citant des sources, la chaîne 13 a fait remarquer que « les renseignements ne sont pas complets concernant aucun dossier ; au Liban, il y a des cibles que nous connaissons et d’autres que nous ne connaissons pas. »
Média de guerre a diffusé les images de l’opération du vendredi 31 mars, dédiée à la « sainte Marie », visant la base israélienne Stella Maris dans la ville occupée de Haïfa ainsi que celle de l’embuscade dressée contre une patrouille israélienne dans la localité de Taybeh, le 28 mars dernier, à l’issue de laquelle les militaires israéliens ont pris la fuite. Idem pour les images des tirs de drones kamikazes, le 26 mars, contre deux chars Merkava ennemis à Wadi al-Oyoune au sud-Liban.
Dans une carte détaillée, Média de guerre a indiqué que depuis le début de la guerre le 20 mars et jusqu’au 1er avril, 163 chars, 12 bulldozers D9 et 14 autres véhicules ennemis ont été frappés.
E. Zamir dans le sud du Liban
Selon l’AFP, le chef d’état-major israélien Eyal Zamir s’est rendu dimanche dans le sud du Liban, et a promis « d’intensifier les opérations contre le Hezbollah », selon un communiqué militaire. La veille, l’armée israélienne avait annoncé la mort « au combat » d’un soldat de 21 ans dans le sud du Liban. Des médias israéliens ont rapporté qu’il a succombé « dans des tirs amis »
La Finul a pour sa part accusé les troupes israéliennes d’avoir détruit en 24 heures 17 caméras de surveillance du quartier général des casques bleus de l’ONU, dans le sud du Liban, a indiqué samedi une source sécuritaire de l’ONU à l’AFP.
