H. Ziyech a publié sur sa story une photo de I. Ben-Gvir, qui célèbre le vote par la Knesset du projet de loi autorisant la peine de mort contre les détenus palestiniens. « Va-t-il [Ben-Gvir] prétendre cette fois-ci que l’adoption de ce texte n’est qu’une simple autodéfense ? », a écrit le sociétaire du Wydad. Ce poste a sorti de ses gonds le ministre ultra qui a choisi de monter à l’attaque. « Un joueur antisémite ne peut pas donner de leçons de morale à l’État d’Israël. Israël ne traitera plus ses ennemis avec prudence… Depuis que j’ai pris mes fonctions, la situation dans les prisons a changé, et si Dieu le veut, nous appliquerons la peine à tous ceux qui sont armés », s’est-il enorgueilli de rappeler. Et le sinistre responsable de conclure en usant de menaces à peine voilées. « Ziyech, et tous les autres antisémites, ne s’en sortiront pas », a-t-il cru bon d’ajouter.
A souligner que le Parti de la justice et du développement (PJD) a réagi en exprimant sa solidarité avec le talentueux footballeur marocain dont la carrière internationale a été stoppée net après ses positions propalestiniennes. La formation islamiste a fustigé « une menace terroriste par le criminel de guerre Itamar Ben-Gvir ». Le parti a par ailleurs salué les « positions humanistes, audacieuses et courageuses de Ziyech face à l’agression brutale subie par le peuple palestinien », ainsi que sa récente position rejetant et condamnant la loi sur l’exécution des détenus palestiniens.
Pour le PJD, il s’agit de positions « nobles » qui plus est alignées sur « les positions fermes des Marocains libres envers la cause palestinienne et leurs frères palestiniens, la considérant au même niveau que notre cause nationale principale ».
