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Guerre génocidaire israélienne : Une dizaine de martyrs dans une frappe aérienne !

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire israélienne : Une dizaine de martyrs dans une frappe aérienne !

D’après des sources médicales interrogées par Anadolu, les dépouilles des dix civils tués lors de cette attaque à l’est du camp d’Al-Maghazi ont été transférées à l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa, à Deir al-Balah. Aucun détail supplémentaire concernant l’attaque n’a été communiqué.

L’armée israélienne mène des attaques dans différentes régions de la bande de Gaza, violant ainsi l’accord de cessez-le-feu de manière quasi quotidienne. Il a été relevé que depuis le 10 octobre 2025, date d’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza, 723 personnes ont perdu la vie dans les attaques d’Israël, 1 990 personnes ont été blessées. Il a été rapporté que le bilan total des pertes humaines dans les attaques menées par Israël contre la bande de Gaza depuis octobre 2023 s’est élevé à 72 302 morts, et le nombre de blessés à 172 090.

Au-delà de la guerre génocidaire toujours en cours dans l’enclave palestinienne, l’entité sioniste tente de se barricader derrière un arsenal juridique qui justifie la liquidation pure et simple des prisonniers palestiniens. Dans ce sens, Gilad Kariv, député israélien d’opposition, a annoncé lundi, avoir déposé une requête auprès de la Cour suprême pour faire annuler une loi récemment adoptée autorisant l’exécution des prisonniers palestiniens. Membre du Parti démocratique, Kariv a précisé sur le réseau social américain X que la requête a été déposée en coopération avec l’Institut Zulat et le groupe Rabbins pour les droits humains. « C’est une loi raciste et extrémiste. Ce n’est pas une législation, mais une campagne électorale populiste et nationaliste menée par un parti ayant échoué dans toutes ses fonctions gouvernementales », a dénoncé G. Kariv, en référence au parti d’extrême droite Otzma Yehudit dirigé par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir.

Le député a également critiqué le parti au pouvoir Likud, dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’accusant de se radicaliser davantage à droite, ainsi que le parti religieux Shas, prêt selon lui à « vendre toutes ses valeurs pour un peu d’argent ». G. Kariv a décrit la loi comme « mettant en danger les commandants de l’armée israélienne (IDF) et du service pénitentiaire » et « portant gravement atteinte à la réputation internationale du pays ». Il espère que les conseillers juridiques de la Knesset et du gouvernement soutiendront la Cour suprême pour abroger totalement ou partiellement la loi.

La Cour suprême, plus haute juridiction d’Israël, peut annuler les lois adoptées par la Knesset si elles sont contraires aux lois fondamentales du pays. Le 31 mars, le groupe de défense des droits Adalah, avec des députés arabes de la Knesset, avait déjà déposé une requête contre la loi. Une autre a été déposée la semaine dernière par l’Association pour les droits civils en Israël.

Adoptée le 30 mars par 62 voix pour, 48 contre et une abstention, la loi ne peut être appliquée tant qu’elle fait l’objet d’un examen judiciaire. Elle cible les personnes accusées d’avoir tué délibérément des Israéliens et pourrait concerner jusqu’à 117 prisonniers purgeant des peines de réclusion à perpétuité.

Plus de 9 500 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont 350 enfants et 73 femmes, où des abus, la faim et des négligences médicales sont régulièrement signalés par des organisations de défense des droits humains palestiniennes et israéliennes.

Al-Aqsa dans le viseur

A signaler aussi que la gouvernance de Jérusalem a déclaré dimanche que sept tentatives documentées ont été enregistrées cette année pendant la Pâque juive pour introduire des animaux sacrificiels dans la mosquée Al-Aqsa, un chiffre inédit depuis 1967. Son communiqué précise que les occupants israéliens ont réussi lors de deux de ces tentatives à atteindre les abords de la vieille ville de Jérusalem avec les animaux, dans le cadre d’efforts répétés pour accomplir des rituels religieux à l’intérieur de l’enceinte de la mosquée.

Elle a qualifié ces tentatives d’« escalade dangereuse » et les a considérées comme une partie des efforts visant à imposer de nouvelles réalités sur le site, qu’ils appellent le Mont du Temple, en cherchant à sacrifier des animaux à l’intérieur de l’enceinte. La gouvernance a indiqué que les groupes occupants exploitent la fermeture continue de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, pour intensifier des campagnes d’incitation, y compris via des vidéos et des contenus générés par intelligence artificielle visant à mobiliser des partisans. Elle a appelé à une action urgente aux niveaux palestinien, arabe et international pour stopper ces tentatives, protéger les lieux saints islamiques et rouvrir la mosquée.

Les autorités israéliennes ont maintenu la fermeture à la fois de la mosquée Al-Aqsa et de l’église du Saint-Sépulcre pour le 37ᵉ jour consécutif, invoquant des préoccupations sécuritaires. Les Palestiniens, cependant, affirment qu’Israël utilise cette fermeture pour renforcer son contrôle sur l’enceinte de la mosquée et imposer de nouvelles restrictions aux fidèles musulmans.

Selon la gouvernance, vendredi a marqué la neuvième fois depuis 1967 qu’Israël ferme la mosquée Al-Aqsa un vendredi. Les cours de la mosquée étaient vides de fidèles à l’exception d’un petit nombre d’employés du Waqf islamique, tandis que ce vendredi marquait la cinquième semaine consécutive de fermeture. La police israélienne a annoncé lundi dernier qu’elle permettrait uniquement des « prières limitées » à l’église du Saint-Sépulcre après que plusieurs pays européens ont critiqué les autorités pour avoir empêché le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, et le Custode de Terre Sainte, le père Francesco Patton, de participer aux célébrations du dimanche des Rameaux.

Depuis le 28 février, Israël maintient la fermeture des deux lieux saints sous prétexte d’éviter les rassemblements en pleine tension régionale liée à la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, à la riposte iranienne et à l’expansion du conflit au Liban le 2 mars.

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