Mohamed Benjelloun, président de l’association, a déclaré que les professionnels n’ont reçu « aucune réponse notable, ni du gouvernement ni des grandes entreprises », malgré l’aggravation des conditions dans le secteur de la distribution. Il a souligné que les coûts d’exploitation ont augmenté, ces dernières années, notamment en ce qui concerne les salaires, les camions, les pneus et divers besoins de travail. « La marge bénéficiaire est restée inchangée depuis 2016 », rapporte le confrère Yabiladi. Et d’ajouter que les répercussions du conflit au Moyen-Orient ont exacerbé la crise, en raison de la hausse continue des prix. Les professionnels sont donc dans une situation d’« intenable », menaçant la continuité de l’approvisionnement des citoyens.
Le président de l’association a révélé que les professionnels ont envoyé plus de 20 correspondances aux autorités concernées, y compris le ministère de l’Énergie et des mines, le ministère de l’Intérieur, la présidence du gouvernement et les organes de gouvernance. Pour l’heure, ils n’ont reçu que des « promesses sans actions concrètes ». Dès lors, la décision d’arrêter la distribution n’a pas été facile, assure-t-il, ajoutant qu’elle a été prise après avoir épuisé tous les moyens de dialogue, afin d’alerter les responsables sur la gravité de la situation.
Il a souligné que la suspension prévue durera 48 heures, avec une possibilité de prolongation, si les demandes restent sans réponse. Les portes des entrepôts resteront ouvertes, pour approvisionner les citoyens dans les moyens disponibles. Il a affirmé que le dialogue reste ouvert, exprimant l’espoir d’une réponse sérieuse des autorités qui prenne en compte les conditions des citoyens et des professionnels. Selon lui, le maintien de la situation actuelle pourrait conduire à une suspension prolongée de la distribution.
