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Entrée en douce de B. Ghali en Espagne : L’armée ibérique enfonce la… diplomatie

Le haut gradé a assuré avoir reçu le 18 avril dernier un ordre par téléphone de l’état-major de l’armée de l’air selon lequel, l’avion algérien ne devait subir aucune vérification et que ses occupants ne devraient passer ni le contrôle des passeports, ni celui de la douane. Le document de réponse adressé à Rafael Lasala, juge d’instruction du Tribunal numéro 7 de Saragosse, publié jeudi par le quotidien El Espanol confirme que l’armée de l’air espagnole reconnaît qu’elle ne savait pas qui voyageait dans l’avion. Le magistrat, juge d’instruction avait effectivement exigé, dans une ordonnance datée du 11 juin, deux semaines après que le séparatiste eût quitté l’Espagne, que la Défense dévoile qui avait autorisé l’entrée du chef des séparatistes du Polisario sur le territoire espagnol.
Le juge avait ouvert une procédure d’enquête afin de savoir si B. Ghali avait accédé en Espagne avec de faux documents. L’ordonnance du magistrat englobant au total neuf interrogations avait été adressés au commandement aérien militaire de l’aéroport de Saragosse. L’ordonnance accordait un délai de cinq jours à cette autorité militaire pour lui transmettre toutes les données.
Le général qui répondait au juge espagnol est allé jusqu’à détailler comment le ministère dirigé par Arancha Gonzalez Laya a directement donné l’ordre aux militaires pour que B. Ghali entre en Espagne sans s’identifier, contournant ainsi le protocole établi en matière d’entrée en Espagne par voie aérienne. L’ordre de réception de cet avion algérien provient de la Section des relations internationales de l’État-major de l’Air. Il a été dit au téléphone qu’un patient muni d’un passeport diplomatique algérien voyageait à bord de cet avion, qui est arrivé sur une civière médicalisée et était accompagné d’une autre personne. A la base de Saragosse, on ne savait pas qui se trouvait dans cet avion, puisqu’aucun de ses occupants n’a été identifié poursuit le document, les « passeports n’ayant pas été demandés » pour ce faire.
Le général en chef explique également que les ordres donnés de l’état-major de l’armée de l’air à la base aérienne, de ne pas effectuer les procédures habituelles de douane et d’immigration, « lui ont été transmis par le cabinet du ministre de Affaires étrangères, Union européenne et coopération ». Les instructions transmises par l’État-major général aux responsables de la base aérienne militaire de la capitale aragonaise étaient claires : « l’équipage et les occupants de l’avion n’avaient pas à passer les contrôles habituels des passeports ou des douanes qui sont exigés de tous les passagers en provenance de pays hors de l’espace Schengen ».

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