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En prévision à un retour sur les devants de la scène : A. Benkirane appelle les siens à composer avec « le contrôle » et « la rente »

by Perspectives Med
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En prévision à un retour sur les devants de la scène : A. Benkirane appelle les siens à composer avec « le contrôle » et « la rente »

Revenant sur les « réalisations » de son gouvernement entre janvier 2012 et mars 2017, il a affirmé qu’elles étaient « dans l’intérêt de l’État et de la société ». « Nous avons pu régler des problèmes difficiles de l’État, comme la réforme de la Caisse de compensation », s’est félicité le leader islamiste. « J’ai encore le regret de ne pas avoir mené ce chantier jusqu’au bout. Certes, le peuple en a payé le prix, mais il est désormais face à face avec ceux qui le volent », a-t-il dit.

« Je vous le dis, le contrôle, vous ne pouvez pas l’éliminer, et ne dites pas qu’il doit disparaître entièrement. C’est grâce au contrôle que Aziz Akhannouch s’est retiré et, sans contestation, ce retrait est dans votre intérêt », a encore affirmé A. Benkirane. Lequel n’a pas fait de mystère non plus de la « rente ».

« Vous n’êtes pas en mesure de l’éradiquer. Mais êtes-vous capables d’entreprendre quelque chose en sa présence ? », a-t-il lancé à ses fidèles. Il a conseillé à ses «frères et sœurs » de rester « honnêtes », même en évoluant dans un système marqué par le « contrôle de l’Etat » et la « rente ».

Face à ces contraintes, A. Benkirane a plaidé pour « un gouvernement qui essaie » de réformer, tout en reconnaissant que cet exécutif « ne pourra pas tout régler ».

Le secrétaire général a également souligné, dans son allocution, que « l’État dresse des barrières aux parties honnêtes ». « Si vous n’êtes pas capables de les dépasser, alors vous n’êtes pas viables », a-t-il ajouté, en critiquant, dans la foulée, « les groupes hors de la raison » qui attaquent l’État « sans rien proposer aux Marocains ». Une pique visant notamment Al Adl wal Ihssane, après les récentes critiques formulées par Hassan Bennajah, membre influent de la Jamaa, à l’encontre de l’expérience gouvernementale du PJD. Sans oublier, non plus, les groupes qui nourrissent encore le rêve révolutionnaire…  « Ces personnes qui parlent, et même si elles ont raison sur certains points, doivent apporter des mesures claires et simples. En politique, on ne peut pas faire ce que l’on veut », a-t-il insisté.

Le leader du PJD a invité les membres de son parti à agir dans les « limites » des contraintes existantes au Maroc, concluant en rappelant les « succès » de son gouvernement, notamment les réformes de la Caisse de compensation et des retraites, ainsi que l’aide aux veuves.

Samedi, lors d’une réunion tenue à son domicile, avec les 13 députés de son parti, A. Benkirane a déclaré que « le PJD trône sur la scène politique au Maroc ».

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