Lors de cette audience, les avocats ont présenté des demandes de mise en liberté provisoire en faveur du professeur et des autres personnes poursuivies dans ce dossier. La séance s’est déroulée en présence de plusieurs acteurs syndicaux et associatifs, ainsi que de patients ayant bénéficié des soins du médecin au sein du CHU Ibn Rochd.
À l’issue de l’audience, Me Mohamed El Ghalloussi a notamment exprimé son soutien au professeur incarcéré, estimant que son arrestation pourrait être liée à des tensions avec certaines parties qui auraient attendu une occasion pour lui porter préjudice. Il a également évoqué la plainte déposée par l’administration de l’établissement hospitalier. Face aux médias, cet avocat et militant des droits humains a appelé à la mise en liberté provisoire du médecin, mettant en avant sa réputation professionnelle et son engagement humanitaire auprès de ses patients. Il a estimé que son maintien en détention constituait un risque, tout en appelant à lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite.
Pour rappel, le tribunal correctionnel d’Aïn Sebaâ, à Casablanca, avait condamné en première instance le professeur Rachid Charkab à un an de prison ferme. Dans le même dossier, une deuxième personne avait écopé de deux ans de prison ferme, assortis d’une amende de 5.000 dirhams. Un technicien avait, quant à lui, été condamné à six mois de prison ferme et à une amende de 1.000 dirhams.
Le report de l’audience au 16 novembre ouvre ainsi une nouvelle étape dans cette affaire, dans l’attente de l’examen des demandes de la défense et de la suite de la procédure judiciaire.

