Les responsables iraniens ont toujours affirmé depuis plus de vingt ans que, selon une fatwa du guide suprême, la fabrication et l’utilisation de l’arme atomique était interdite. Depuis, les lignes bougent. « Il y a deux ans, j’ai affirmé que nous avions la capacité de fabriquer l’arme atomique, mais que nous n’avions pas l’intention de le faire. Mais si notre existence est menacée, nous serons obligés de changer notre doctrine nucléaire », a déclaré K. Kharazi.
Une déclaration de poids au regard de la qualité de son auteur qui, de la sorte, aura mis ses pieds dans les pas de deux hauts responsables des Gardiens de la révolution, armée d’élite iranienne, qui ont assuré, il y deux semaines de cela, que si Israël voulait attaquer les sites nucléaires iraniens, l’Iran changerait sa politique en matière d’armes nucléaires.
Après la riposte menée contre Israël le 13 avril dernier à l’aide de drones et de missiles, l’Iran semble avoir modifié sa politique de retenue dans la région. Les responsables iraniens ont clairement affirmé que Téhéran répliquera à toute attaque contre son territoire, mais aussi ses intérêts dans la région.
L’Iran se pose de plus en plus comme la puissance dominante dans la région, ce qui explique les nouvelles déclarations de K. Kharazi.
