uktAprès avoir annoncé déchirer le mémorandum signé avec Téhéran moins d’un mois plus tôt, officialisant la reprise des hostilités au Moyen-Orient, le président des États-Unis a également fait plusieurs annonces à l’occasion d’une rencontre avec V.Zelensky. Parmi elles figure l’octroi d’une licence afin de permettre aux Ukrainiens de « fabriquer des [missiles, NDLR] Patriot ». « C’est bien, non ? », a-t-il lancé à V. Zelensky, avantetats d’ajouter : « Comme ça, vous ne pourrez plus vous plaindre qu’on ne vous en donne pas assez. » « Nous n’en avons pas encore informé l’entreprise, mais ça va s’arranger », a-t-il ajouté devant la presse.
Dans le même temps, le président américain n’a pas fermé la porte à des pourparlers de paix, annonçant son intention de s’entretenir par téléphone avec son homologue russe. « Il veut parvenir à un accord », a-t-il déclaré en pointant V. Zelensky, « et je crois que le président Poutine veut lui aussi parvenir à un accord, ce qui d’habitude signifie qu’il y en aura un ». « Parfois, vous savez, j’utilisais une analogie », a également confié aux journalistes le président américain, au sujet du conflit en Ukraine. « Vous avez deux enfants dans un parc et ils ne s’aiment pas, quand ils commencent à se battre. Parfois, vous devez les laisser se battre, leur faire voir que c’est difficile », a-t-il développé.
Un accord qui s’annonce « délicat », a concédé le président américain, avant de se féliciter du sommet de l’OTAN tenu ces deux derniers jours dans la capitale turque. Un sommet au cours duquel les dirigeants occidentaux ont pris « l’engagement de consacrer 70 milliards d’euros aux équipements, à l’assistance et aux formations militaires à destination de l’Ukraine » et « s’engagent souverainement à lui fournir une aide au moins équivalente », peut-on lire dans la déclaration finale. Dans cette dernière, les chefs d’État et de gouvernement du bloc militaire ont également désigné la Russie comme étant « la menace » de « long terme » pour la « sécurité euro-atlantique ».
« Ce dont nous parlons, c’est de la capacité de l’Ukraine à pénétrer profondément à l’intérieur de la Russie et à mener des frappes », a de son côté déclaré à la presse Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, après qu’une journaliste ukrainienne a interrogé D. Trump sur son « analyse » concernant les attaques menées par Kiev contre les infrastructures énergétiques russes. « C’est une escalade », a coupé D. Trump, avant de justifier les attaques ukrainiennes contre la Russie : « Mais c’est une escalade qui peut également mener à une fin. » Dans le même esprit, une journaliste a demandé au président américain s’il était prêt à « imposer une no-fly zone » au-dessus de l’Ukraine dans le cadre de garanties de sécurité. « Si c’est nécessaire, ouais », a répondu dans un premier temps le président américain, avant de préciser son propos : « Si nous avons un accord, nous ne nous soucierons pas de ce que vous dites, nous aurons un accord. »

