Les administrateurs n’en peuvent plus d’attendre. C’est pourquoi ils ont décidé du port d’un brassard, rouge comme leur colère, en signe de protestation dès le 29 janvier et ce jusqu’au 30 avril. Ils prévoient aussi deux manifestations planifiées respectivement devant le ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration le 6 février, et devant la Chambre des Représentants le 21 février.
Lors de la réunion du bureau exécutif de l’UNAM, les administrateurs ont exprimé leur mécontentement face au gel de leur cahier revendicatif depuis plus de 20 ans. Ils estiment que l’approche adoptée par les responsables envers leurs revendications est déconnectée de la réalité. La collusion entre les départements des Finances et de la Transition numérique est jugée par les administrateurs comme une « punition collective » qui plonge des milliers de fonctionnaires dans le désarroi. La gestion des promotions et des revalorisations pèche par une approche tribale qui alimente la division et bloque l’égalité salariale et professionnelle garantie par les lois en vigueur. Pis, la dégradation du climat parmi le personnel n’en finit pas avec le transfert des postes d’administrateurs vers des catégories techniques subalternes, sans autre forme de procès.
Dès lors, ils interpellent l’Exécutif à mettre un terme final au processus d’humiliation et d’appauvrissement ainsi enclenché. Sans quoi, le recours à la justice est envisagé pour faire valoir les droits inaliénables des administrateurs. Et tout atermoiement ouvrirait la voie à d’autres recours, dont la soumission de leur dossier aux organisations internationales des droits humains, voire l’arbitrage royal.
