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Arrestation d’un archevêque libanais de retour d’Israël : Le timing se prête pour fustiger le Hezbollah

Mohammad Raad, chef du bloc Fidélité à la Résistance au Parlement libanais, a affirmé que « collaborer avec l’ennemi est une trahison nationale et un crime », soulignant que « le collaborateur n’a pas de confession ». Cela intervient dans le sillage de la joute interconfessionnelle alimentée par l’arrestation d’un archevêque libanais à son retour d’Israël, par la voie terrestre.

« La crise que nous vivons au Liban, malgré sa difficulté, s’est produite dans le but d’atteindre un objectif, qui est de désarmer la résistance et de briser la volonté de la résistance et l’engagement dans le choix de la résistance… l’appauvrissement, la famine, le siège, la prévention de l’entrée des médicaments, des outils médicaux ont pour but est de désespérer les gens de l’option de la résistance, et de se tourner vers les USA,  de lever la main en signe de soumission à sa volonté. Mais, tant que nous continuerons à refuser de nous rendre et à forcer les auteurs du projet à désespérer de la possibilité qu’ils atteignent leur objectif grâce à nous, car nous allons vers la gloire et vers une grande victoire, si Dieu le veut », a martelé le député du Hezbollah lors d’une cérémonie dans la ville méridionale d’Aitit

Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah a souligné la nécessité pour « nos partenaires de conserver une crédibilité dans leurs positions », ajoutant que « collaborer avec l’ennemi est une trahison nationale et un crime, et le collaborateur ne représente pas une confession. Or, si un collaborateur est sanctionné d’un acte de trahison, qu’à avoir sa confession avec lui ? Pourquoi devient-il un représentant de toute la confession comme si elle était visée au point qu’elle se soulève pour le défendre ? Pourquoi cette duplicité dans ce comportement?  De toute façon, nous devons tirer des leçons, et préserver notre pays et nos citoyens, car nous n’avons que nos partenaires dans la patrie,  notre patrie ».

Auparavant, l’arrestation par la Sûreté générale libanaise de Mgr Moussa al-Hajj, au point de passage de Naqoura à son retour d’Israël, avait provoqué une controverse au Liban.

Samir Geagea, chef du parti Forces libanaises, a exprimé son étonnement face à l’arrestation par la Sûreté générale de Mgr Moussa Al-Hajj soulignant que  « Mgr Al-Hajj est un député patriarcal d’al-Qods, les territoires palestiniens et le Royaume hachémite, et l’une de ses principales tâches est de visiter les monastères maronites dans ces maisons et de se renseigner sur leurs affaires et de mettre de l’ordre dans leurs affaires ». Dès lors, à ses yeux, « la convocation de l’archevêque Al-Hajj devant le tribunal militaire n’est pas fondée sur des soupçons, des preuves ou des présomptions. Nous considérons plutôt qu’il s’agit d’un message à Sa Béatitude le Patriarche Al-Rahi, basé sur ses positions patriotiques ».

Le Courant patriotique libre au Liban a également condamné l’arrestation de l’archevêque Moussa al-Hajj.  Il a déclaré dans un communiqué que « le mouvement condamne l’attaque contre le représentant patriarcal de Jérusalem, des territoires palestiniens et du Royaume hachémite, l’archevêque Moussa al-Hajj. On exige une initiative immédiate pour corriger la grave faute commise à son encontre. »

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